Sport › Football

Can 2017: le Cameroun champion

© AFP

Les Lions indomptables ont réussi l’incroyable exploit de remporter le cinquième trophée du pays dans cette compétition en battant l’Egypte dimanche en finale par 2 buts à 1

Un peu plus de 21h40, ce dimanche, 05 février. Yaoundé hurle. La joie déborde. Aboubakar Vincent vient de marquer le but libérateur. Le but du rêve caressé depuis quinze ans. Belle revanche pour l’attaquant, critiqué durant toute la compétition pour son inefficacité. Une victoire inespérée pour un match pas gagné d’avance. Lorsque retentit le coup de sifflet final, Fabrice Ondoa n’en revient pas. Teikeu est en larmes. Ils sont heureux mais ne savent pas encore comment faire face à cet exploit pour lequel leurs coéquipiers et eux étaient moqués et donnés largement disqualifiés dès le premier tour.

Pourtant, le Cameroun paraît crispé au début de la rencontre. Dès la deuxième minute, l’attaque égyptienne réussit une incursion dans la défense camerounaise. Le très brillant Mohamed Salah trouve Abdallah El Said qui frappe. Ondoa est sur la trajectoire du ballon. Le ton est donné.

L’Egypte ne tarde pas à marquer sa présence sur le terrain. Les Lions, quant à eux, dégagent moins d’assurance que lors de la demi-finale contre le Ghana. Les offensives ne portent pas de fruit. Le milieu de terrain est quelque peu fébrile. La défense, elle, laisse filer Mohamed Elneny qui surprend Ondoa sur un angle fermé et marque à la 23ème minute. 1-0 pour l’Egypte. Coup de froid pour les Lions. Ces derniers multiplient des maladresses par la suite. Frappes non- cadrées de Bassogog. Balles perdues ou centres contrés de Faï. Voilà qui n’est guère rassurant. Pas étonnant que Moukandjo et ses co-équipiers rentrent dans les vestiaires en piquant du nez.

Coaching gagnant
Le pessimisme et la résignation refont alors surface. Sur les réseaux sociaux, les fans voient venir la défaite des Lions. Erreur. A la 54ème minute, Nicolas Nkoulou, qui a remplacé Teikeu -blessé- à la demi-heure de jeu, saute plus haut que Hegazi et égalise d’un coup de tête. L’ancien capitaine a été servi par Moukandjo, après une magnifique offensive de Bassogog qui a rejoint le flanc gauche. Le camp camerounais est soulagé. A une trentaine de minutes de la fin du temps réglementaire, tout reste à jouer. Le match s’équilibre. Si Christian Bassogog est étincelant sur le côté gauche. Difficile d’en dire autant du flanc droit de Faï qui gagne peu de duels et perd plus de balles qu’il n’en distribue.

L’Egypte, elle, reste très offensive. Le premier à reprendre le dessus remporte la coupe. Joueurs et spectateurs le savent, d’où la tension perceptible. La délivrance vient d’une relance de Siani sur Aboubakar Vincent. Pris en tenaille, l’attaquant, entré en seconde période à la place de Ndip Tambè inscrit le but de la victoire à la 87ème minute. Une magnifique demi-volée pour tromper El Hadary, le gardien de la formation égyptienne. Rien à redire, Hugo Broos a vu juste.

A la surprise générale, le Cameroun succède donc à la Côte d’ivoire et reconquiert le c ur de son public, impatient de se targuer de ce titre de champion d’Afrique lorgné depuis 2002. Les 23 de Hugo Broos viennent de prouver leur valeur, d’écrire l’histoire sur ce stade de Libreville et mériter la cinquième étoile qui, désormais, sera brodé sur le maillot national. Ils ont pris leur revanche sur la finale de 2008. Une victoire dédiée à Marc-Vivien Foé en hommage de qui ils ont tous arboré le numéro 17 au moment d’accueillir la coupe, impatiemment attendue dès demain lundi 06 février 2017 à Yaoundé.

Nos Lions peuvent se réjouir et chanter «Egypte dans la sauce».



À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Retour en haut
error: Contenu protégé