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CAN « Cameroun 2021 » : inquiétudes sur le niveau de préparation à Bafoussam

Une vue du centre-ville de Bafoussam.

De nombreux chantiers tournent au ralenti et plusieurs infrastructures ne répondent pas encore aux exigences de la CAF.

Sur la nationale n°5 qui relier la capitale du Cameroun Yaoundé à la ville de Bafoussam, les nids de poule remplacent courageusement le bitume. Malgré quelques rafistolages confortatifs çà et là, le macadam continue de partir par grandes plaques.

Et sur le tronçon Tonga-Bafoussam, c’est un concours de patience pour les usagers et une épreuve de résistance pour les véhicules, tant il faut slalomer entre les interminables crevasses qui parsèment la chaussée. Par endroit, l’on aperçoit un chantier de remplacement de buses à l’arrêt, ou évoluant au ralenti.

L’état du tronçon de route Tonga-Bafoussam.

Charme

Dans la ville de Bafoussam, dans la région de l’Ouest du Cameroun, le charme se trouve à l’horizon, dans le moutonnement des collines pelées. La voirie urbaine ici est toute relative et recouverte d’une épaisse couche de poussière en ce mois de février. L’ensemble donne un air rougeâtre à la ville.

Bafoussam est l’une des principales villes du pays. L’une des cinq retenues par les autorités pour accueillir une poule de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019, reportée à 2021 pour le Cameroun pour cause d’impréparation. Cependant, des inquiétudes persistent sur le niveau de préparation de la capitale de la région de l’Ouest.

Un seul hôtel répond pour l’heure aux exigences de la Confédération africaine de football (CAF) : l’hôtel Zingana. Pour autant, les capacités d’accueil de cet établissement hôtelier ont largement été éprouvées lors des compétitions CAF précédentes. Il s’agit des éliminatoires des CAN cadet et junior 2017.

L’hôtel Zingana, à Bafoussam

Exigences CAF non respectées

Et selon un membre du Comité local d’organisation de la CAN, « les officiels à eux seuls remplissent cet hôtel ». Il ajoute que le Comité étudie la possibilité d’inclure le Cranic Luxe Palace, situé dans une ville voisine à plusieurs kilomètres de là. Problème, le cahier de charges de la compétition indique que les équipes ne peuvent pas être logées à plus de 50 km de leur lieu d’entrainement.

Côté stade, tout ou presque reste à réaliser. Le stade de Kouekong, le « fleuron » des infrastructures sportives de la région est non couvert. Il présente tout juste une petite toiture, qui couvre difficilement la tribune officielle.

Le stade Kouekong de Bafoussam.

Insuffisant pour mettre tous les occupants à l’abri des intempéries. Autre approximation, la tribune de presse. Celle-ci est loin de contenir les 400 places exigées par la CAF. Le stade n’a également pas de réseau Wifi.

Une autre exigence de la CAF n’est pas encore respectée ici : au moins deux autoroutes doivent desservir le stade. À ce stade, seule  une route en mauvais état d’une dizaine de kilomètres permet d’accéder au stade. Ouvert depuis 2016, c’est seulement maintenant que le parking dans ce stade est en construction.

Mises à jour

Les voies allant de Bamougoum et de Bandjoun sont encore en chantier. Le reste des stades retenus présente un niveau d’avancement des travaux somme toute relatif. Il s’agit des stades de Bandjoun, de Toket, de Bamendzi et de Mbouda.

Pour ce qui est des autres infrastructures entrant dans le cahier de charges, les inquiétudes persistent. « Le plateau technique de l’hôpital est vieillissant et très inadapté », confie sous anonymat, une responsable de l’hôpital régional de Bafoussam.

Pourtant, en visite début février dans la ville, le ministre des Sports et de l’Éducation physique exprimait, comme son prédécesseur, sa satisfaction quant au niveau d’avancement des travaux.

Moins de deux ans

« Globalement une expression faite de satisfaction et de soulagement. Nous sommes ici dans la dynamique de la mise en œuvre de la très haute instruction présidentielle relative à la forte mobilisation devant conduire à l’achèvement à bonne date des travaux de construction et de réhabilitation des infrastructures sportives en rapport avec la Coupe d’Afrique de football qui va se jouer en 2021 dans notre pays », s’était récréé Narcisse Mouelle Kombi.

Et d’ajouter : « Nous sommes d’autant plus satisfaits que nous avons relevé une bonne mobilisation des équipes de travail sur l’ensemble des sites de Bafoussam de Bandjoun et de Mbouda ».

Selon les statistiques officielles sur le taux d’avancement des différents chantiers, le stade municipal de Mbouda est estimé à 51%. Au stade omnisports de Bafoussam Toket, c’est 52%, au stade de Bandjoun, on a atteint 60%. Pour ce qui est du stade annexe de Bafoussam Kouekong le taux de réalisation est de 62% contre 63% pour le stade de Bamendzi.

Il reste au Cameroun un peu moins de deux ans pour livrer tous les chantiers de la CAN 2021.

 

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