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Carnet de voyage d’un camerounais aux Etats-unis

Tranche de vie dans un vol Zurich – Washington Dc. Après une nuit de voyage par avion entre Yaoundé et Zurich

Des passagers en file indienne devant le petit coin. D’aucuns impatients à satisfaire un besoin naturel de plus en plus pressant. La visite à Bismarck est certainement la chose du monde la mieux partagée dans ce Boeing 747- 300 de United Airlines, parti en mi-journée du samedi 26 septembre de l’aéroport de Zurich pour Dulles international airport de Washington Dc. En serait-il autrement pour un voyage outre – atlantique, fût-il aérien? De fait, voyager vers les Etats-Unis d’Amérique, à partir de l’Europe ou d’Afrique, reste une épreuve, malgré toutes les différentes avancées technologiques en matière de transport aérien. Environ 67500 kilomètres à parcourir en huit (8) heures de temps, ça use et ça fatigue. Surtout dans des conditions climatiques pas toujours favorables : des températures extérieures extrêmement basses (entre – 46° et – 56°) qui influent dans le cockpit ; des pointes d’altitude (34000 pieds, environ 11000 m) et des vitesses de vent (103 – 115 km) à donner le mal d’air. La spécificité du voyage – Plus des trois quarts du trajet sur l’eau de l’océan atlantique – n’en est pas moins une épreuve. D’ailleurs, d’aucuns n’hésitent pas à parler de l’épreuve de l’eau. Celle-ci, de tout temps, est redoutée. Christophe Colomb, grand aventurier devant l’éternel et découvreur de l’Amérique, utilisateur attitré de la boussole et la caravelle, peut en témoigner. Les Africains, transportés pendant des siècles dans des bateaux exécrables, dans le cadre du « commerce de la honte », en savent quelque chose.

Plaisirs de la table, fête des yeux et des oreilles
United Airlines et les transporteurs aériens quant à eux affichent leur bonne volonté de ménager la clientèle. En effet, ils s’attellent sans cesse à rendre confortable la traversée de l’atlantique. Outre la quête permanente de l’excellence dans la modernisation des appareils volants, il y a la qualité du service à bord. L’offre en restauration et en détente prend en compte le caractère cosmopolite de la clientèle. Repas classiques, généralement composé d’aliments connus de tout le monde, servis après deux à trois heures de vol. Un apéritif en début de voyage. Spécificité chez les transporteurs américains : le digestif est payant. Le goûter est enfin offert à la dernière heure du voyage. Au final, l’ensemble du voyage est un plaisir de table, surtout en classe affaires (business), où le client est véritablement roi. Explication du mouvement incessant vers les « rest rooms »?

La détente dans une relative insouciance meuble les « temps morts » du voyage. United Airlines propose des lectures à travers ses publications spécialisées. United Play est un magazine mensuel de détente. Il présente, entre autres, les programmes télé diffusés dans l’ensemble de la flotte United Airlines. Le magazine United Hemispheres traite, quant à lui, des questions d’intérêt général, particulièrement dans les domaines sportifs : l’accueil mémorable réservé à US Olympic team ; les espoirs d’organisation des jeux Olympiques de 2016 par la ville de Chicago. La langue de communication est l’anglais pour ces supports écrits, qui côtoient d’autres publications à forte odeur commerciale. La pléthore des offres musicales et la diversité des programmes Tv, servies en une dizaine de langues parmi les plus parlées, apportent une solution de détente au voyageur le plus exigeant. « Tuer le temps » devient donc possible à tous. Les insatisfaits et autres malades peuvent s’en remettre aux douillets bras de Morphée .

Thierry Ndong
Journalducameroun.com)/n

Phobie sécuritaire
Avoir tous ses papiers à jour n’est plus suffisants pour entrer aux Etats – Unis depuis les fameux événements du 11 septembre 2009. Montrer patte blanche est désormais un acte banal et récurrent dans tous les aéroports destinant des voyageurs sur le territoire américain. Les vérifications commencent au départ d’origine (aéroport international de Yaoundé – Nsimalen pour mon cas) par des contrôles routiniers des compagnies aériennes et les personnels d’appui de l’aéroport. Ils se poursuivent ensuite, dans la salle d’embarquement, au rayon X et au laser, par des personnels spécialisés à la solde des autorités américaines. Ils se terminent par de dernières vérifications d’usage du faciès à l’entrée du tunnel d’embarquement de l’avion. A l’aéroport de Zurich, la même procédure recommence pour le voyageur en transit. En plus, il y a une interview, semblable à celle de demande de visa ; elle est effectuée par un agent de sécurité. Le débarquement à l’aéroport international Dulles remet au goût du jour les mêmes méthodes rigoureuses de contrôle. Passeport au scanner et rayon X. Prélèvement des empreintes sur les deux mains. Iris photographié aux rayons X, etc. Les entrées sur le territoire américain sont véritablement une question majeure de sécurité. Tous ceux qui entrent aux Etats-Unis sont fichés et tracés dans les plus « grands » détails. Et pour cause, ce sont dans les détails que se font la différence.
Prochain article sur la ville de Washington Dc

United Airlines
harry.mongongnon)/n
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