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Carte postale: Centres culturels et alliances françaises au Cameroun

Avec des missions diverses, ils sont très fréquentés!

Situé en plein c ur de la capitale politique du Cameroun, au lieu dit 140 avenue du président Ahmadou Ahidjo, le Centre Culturel Français (Ccf) François Villon a ouvert ses portes en 1962. Avec environ 4000 abonnés à ce jour, le Ccf offre plusieurs services : Un Espace Campus France très visité par les jeunes camerounais et qui offre des informations sur les possibilités d’études en France, une importante bibliothèque et médiathèque qui offrent des ouvrages et journaux camerounais, français et multiculturels. Le Ccf dispose aussi d’une salle de spectacle qui abrite plusieurs spectacles culturels. Un cybercafé avec connexion haut débit est aussi mise à la disposition du public qui s’y aventure. La Cafétéria ouverte du Lundi à Samedi à partir de 9 heures propose aux visiteurs des mets variés qu’ils peuvent consommer dans un cadre reposant et agréable.
Les missions du Ccf sont diverses. Elles ont beaucoup évolué. Avant, il s’agissait de communiquer la culture française aux camerounais. Aujourd’hui, le centre est un cadre d’échange entre les cultures française et camerounaise. Elles visent principalement à faire émerger une culture de qualité pour une diffusion aussi bien au Cameroun qu’en France. Le Centre vise également à favoriser les échanges artistiques, culturels et les rencontres entre les hommes de culture du Cameroun et de l’hexagone. Le Ccf s’emploie aussi à autonomiser les projets présentés par les camerounais dans le domaine de la culture à travers des appuis techniques et financiers. Comme toute structure, le Ccf connaît ses difficultés. « Je viens d’arriver et je ne peux pas vous dire à ce jour quels sont les problèmes du Centre. Mais, je dois relever que le budget mis à notre disposition est de plus en plus restreint » fait savoir le Directeur Hubert Maheux. Installé il y a à peine un mois à la direction générale du Centre, le nouveau directeur déborde d’initiatives et de projets pour le Centre. Je souhaite établir des relations avec un théâtre parisien. En coproduction avec ce théâtre, nous entendons produire l’ uvre de Valérie Ndongo, un jeune comédien camerounais confie t-il.
Les défis sont nombreux pour le Centre reconnaît le patron du Ccf. Il entend conquérir de nouveaux publics et de nouveaux partenaires, créer des liens entre la scène plasticienne camerounaise et française, créer des échanges avec la direction française du patrimoine et des architectures pour mettre en place un projet déjà entamé à Douala à savoir sauvegarder le patrimoine architectural colonial, établir un lien entre le musée du Quai Branly et le musée du Cameroun.

Le Centre se positionne aussi comme un pourvoyeur d’emplois. Il a permis à certains camerounais de trouver du travail. Une vingtaine de camerounais y travaillent nous a-t-on appris à la Direction générale. On les retrouve comme agents de sécurité, d’accueil, d’entretien, secrétaires, bibliothécaires.
Pour rappel, le Centre Culturel de Yaoundé doit son nom à un poète français de la fin du moyen âge (François Villon a vécu de 1431 à 1463). « Il apparaît comme l’un des grands poètes lyriques français modernes ». C’est pourquoi son nom a été choisi pour le Ccf de Yaoundé nous a confié Hubert Maheux.
Le Ccf a développé un partenariat avec l’Institut Goethe de Yaoundé. Les adhérents de l’Institut Goethe peuvent avoir accès à certains services offerts par le Ccf. « L’Institut Goethe a déposé une partie de ses fonds ici » nous a-t-on fait savoir à la direction, pour justifier cette coopération entre les deux centre culturels.
Outre le Centre culturel Français de Yaoundé, d’autres espaces culturels de la France au Cameroun existent.

Alliances françaises
Fondée en 1883, l’Alliance Française de Paris avait pour objectif de diffuser la langue française et de rapprocher la France et les autres peuples par les échanges linguistiques et culturels. Depuis, cette association est devenue le pôle rayonnant d’un réseau mondial de plusieurs centaines d’établissements culturels.
Une Alliance est toujours de droit local : elle appartient à son pays d’implantation. Les Alliances du Cameroun sont donc des associations camerounaises d’hommes et de femmes bénévoles, oeuvrant au développement culturel.
Ouvertes à tous, dans une stricte logique de respect mutuel, ces associations sont neutres sur le plan politique et confessionnel. L’Assemblée Générale de l’association élit un Comité de Gestion avec un Bureau dont le Président représente l’association en droit. En collaboration étroite avec un Directeur, assistant technique français mis à sa disposition, le Comité définit un projet culturel d’établissement, adapté aux réalités locales. Certaines composantes de ce projet sont communes à toutes les Alliances (bibliothèque, activités culturelles), Menées différemment selon les données locales, elles permettent aux Alliances de fonctionner en réseau entre elles et avec les Centres Culturels Français.

Centre culturel français de Yaoundé
Année de mise en place : 1962
Nombre d’adhérents : Environ 4000
Directeur général : Hubert Maheux
Services offerts : médiathèque, bibliothèque, salle de spectacle, cybercafé, espace Campus France
Localisation : 140 avenue du président Ahmadou Ahidjo


www.ccfdouala.com)/n
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