Société › Faits divers

Catastrophe de Nsam : 11 ans après, le souvenir du drame reste vivant

L’explosion de 2 wagons citernes de la SCDP près de Yaoundé entraîna officiellement la mort de plus de 200 personnes

Samedi 14 Février 1998. Il est 13 heures à Nsam, une banlieue de Yaoundé, la capitale du Cameroun. Des wagons-citernes de la Société camerounaise de dépôts pétroliers (Scdp) se sont renversés accidentellement sur les rails. Et d’où s’abreuvent depuis la matinée des populations appâtées par le gain de l’occasion. Ces wagons-citernes en « divagation », auraient été siphonnés par les populations riveraines. Un incendie se déclare sur les lieux et trouve un terrain favorable provoquant un drame inédit. Plus de 250 Camerounais décédés, des centaines de blessés et des familles marquées à vie.
Au lendemain du jour de la catastrophe, le directeur général de la Société Camerounaise des produits des dépôts pétroliers, Jean Baptiste Nguini Effa, avait expliqué aux médias que sa société avait renvoyé les deux citernes à la Régifercam , société qui gérait les chemins de fer à cette époque, parce qu’elles avaient subi une man uvre frauduleuse au cours de leur acheminement à Yaoundé. La Régifercam avait abandonné les deux citernes sans surveillance. Jusqu’à ce que les populations viennent y recueillir du carburant. La suite, on la connaît. Un drame resté mémorable jusqu’à ce jour.

Plus jamais ça

Au moment où l’on se rappelle de cette tragédie, il est à noter que des efforts sont faits pour limiter ou prévenir la survenance de ce type d’incident. Aussi le plan de communication pour l’atteinte des objectifs de sensibilisation de la population aux dangers liés à la manipulation frauduleuse des produits pétroliers a été présenté le 03 février 2009 à Yaoundé, aux responsables du ministère de l’eau et de l’énergie. C’était en présence du ministre Jean Bernard Sindeu, qui présidait la rencontre, et des partenaires du secteur pétrolier basés au Cameroun. La présentation a été faite par le comité de suivi du projet.
L’objectif de ce plan de communication est de susciter le changement de comportement de différentes cibles, d’informer et d’éduquer les populations sur les conséquences liées à la fraude et à la manipulation des produits pétroliers.
Quand aux familles frappées par le drame, des décrets du Premier ministre avaient été signés le 24 juin 2004 portant expropriation et indemnisation des déguerpis du périmètre de sécurité du dépôt de la SCDP de Nsam. Les 66 familles concernées par la mesure ont perçu près de deux milliards de FCFA, pour leur permettre de s’installer dans la zone de recasement au quartier Mendong.

Le recasement en question s’est effectué en plusieurs étapes. D’abord, la préparation de l’opération qui consistait en la création d’un lotissement aménagé par les soins de la MAETUR, pour un montant de 800 millions de F CFA. Un terrain de six hectares a été acquis et divisé en 100 lots avec des voies entièrement viabilisées, eau courante et électricité. Mais 11 ans plus tard, le souvenir du drame reste très vivant.

La Catastrophe de Nsam est l’une des plus meutrières de l’histoire de Yaoundé et du Cameroun
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