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Dialogue national:nous pouvons nous inspirer de l’Afrique du sud [Cedrick Penda]

Le président de la diaspora camerounaise au Kenya invite le gouvernement à s’inspirer des exemples africains pour réussir le dialogue national annoncé. Pour Cedrick Penda Moukoko, la commission vérité et réconciliation sud-africaine présidée il y’a 23 ans par l’archevêque Desmond TUTU est un exemple à suivre dans la forme et le fond.

« Après avoir lu avec beaucoup d’attention le discours du chef de l’Etat à la nation le 10 septembre dernier, je me dois de féliciter monsieur Paul  Biya pour avoir accepté la demande des Camerounais. Ceci vient prouver qu’il y’a bien un président dans ce pays qui suit attentivement ce qui se passe.

Ses méthodes restent certes à questionner, mais le peuple est rassuré que le pays est gouverné. C’était important de s’adresser à la nation.  Car les populations commençaient à douter et craignaient que le pays  ne soit plus véritablement  sous contrôle. Paul Biya est donc là et se penche sur nos souffrances à sa façon.  L’annonce du Dialogue national est une réponse positive à une crise qui a mis notre pays à genoux.

Rien ne marche plus comme avant. L’économie est à terre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Trop de morts, trop de déplacés externes et internes, les disparus. Il est temps de se regarder en face et parler librement pour trouver des voies et moyens pour que notre vivre ensemble ne souffre plus jamais de rien.  Pour cela il est important de regarder les modèles africains de réussite en matière de dialogue et réconciliation. Nous pouvons nous inspirer par exemple de l’Afrique du Sud.

La Commission vérité et réconciliation sud-africaine présidée par l’archevêque Desmond TUTU il y’a environs 23 ans est un modèle à suivre dans sa forme. Cette Commission a été célébrée dans le monde entier comme un processus exemplaire de réconciliation et peut inspirer notre pays. Il y’a d’autres exemples en Afrique pour nous inspirer. Car nous n’avons pas le droit de rater ce tournant historique de notre vivre ensemble. Le chef de l’Etat a voulu que ce dialogue touche d’autres sujets que la crise anglophone.

Cela me fait dire que notre gouvernance doit être revue. La question du mandat du président de la République doit être mise sur la table, le code électoral, le nombre de ministres, le processus de la décentralisation . Tous ces aspects ne doivent être négligés. C’est l’occasion de revoir tous les aspects de notre Société qui bloquent le décollage du Cameroun.  Mais au-delà de toute considération, je pense que Paul Biya vient de donner au peuple camerounais la possibilité de se réconcilier avec lui-même.



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