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« Celui qui veut attaquer le Cameroun ne passera pas par la Guinée équatoriale » (ministre équato-guinéen)

Paul Biya recevant un émissaire équato-guinéen, en juin 2019.

Des officiels camerounais et équato-guinéen sont à Yaoundé depuis deux jours pour  régler le différend frontalier qui oppose les deux pays depuis plus d’un an.

Le ministre de la Défense équato-guinéen a tenu à lever toute équivoque : « Celui qui veut attaquer le Cameroun ne passera pas par la Guinée équatoriale. Le Cameroun et la Guinée équatoriale sont des pays frères depuis la nuit des temps. Ils le demeureront toujours », a déclaré le ministre Leandro Bekale Nkogo.

Il s’exprimait ainsi le 29 juin 2020 à Yaoundé, lors de la rencontre de haut niveau entre les ministres de la Défense des deux pays ainsi que leur état-major des armées respectifs. Une position partagée par son collègue de l’Intégration nationale pour qui cette conférence de Yaoundé est une rencontre fraternelle.

Hier, 29 juin, cette conférence entre les deux pays s’est ouverte par une réunion des expertes des questions de frontières. Ce mardi 30 juin, une réunion à huis clos des chefs d’état-major des deux pays est prévue. Ceci avant la rencontre des ministres de la Défense.

Le Cameroun et la Guinée équatoriale se sont engagés sur la voie du dialogue pour résoudre le différend frontalier qui les oppose.

En effet, une information révélée dès 2019 par des médias faisait état de ce que la Guinée équatoriale construit un mur sur les 200 km de frontière qui la sépare du Cameroun.

Fin juillet 2019, le chef d’état-major de l’armée camerounaise,  le général René Claude Meka, s’est rendu sur place afin de « constater l’empiétement de la frontière » et d’observer « les velléités expansionnistes du voisin équato-guinéen ».

Plus tard, un autre général va mettre en garde contre « toute intrusion illicite » à la frontière. « Nous avons constaté que des militaires équato-guinéens ont traversé la rivière (qui matérialise la frontière naturelle) et ont posé des jalons du côté camerounais », avait-il dénoncé.

La Guinée équatoriale estime que le Cameroun laisse de nombreux ressortissants d’Afrique de l’Ouest transiter par son territoire pour se retrouver illégalement sur son territoire, selon des sources concordantes.

Malabo surveille particulièrement cette frontière où une trentaine d’hommes armés avaient été arrêtés et accusés d’avoir tenté un coup d’Etat contre le régime de Malabo fin décembre 2017.

La Guinée équatoriale avait alors abandonné l’accord de libre circulation en Afrique centrale qui venait d’être ratifié.


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