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Centrafrique: L’opposition veut plus de postes?

Au terme d’une réunion lundi du collectif regroupant 9 partis politiques, l’opposition s’est déclarée lésée par les 8 ministères qui lui ont été attribués, qualifiés d’«insignifiants»

C’est ainsi que cette opposition centrafricaine a décidé de suspendre sa participation au nouveau gouvernement d’union nationale, dévoilé dimanche par le Premier ministre Nicolas Tiangaye. Elle réclame aussi un réaménagement du gouvernement afin de pouvoir gérer des ministères plus importants. En plus «on n’a pas du tout été consulté», s’insurge Jean Edouard Koyambounou, porte-parole du collectif de l’oppositon démocratique. «On a appris par la voix des ondes la liste du gouvernement. Ça a été un grand étonnement pour nous, surtout que le Premier ministre est issu de nos rangs», a-t-il ajouté. La nouvelle équipe formée essentiellement des membres de la rébellion de la Seleka et de la société civile, compte 34 ministres.

La Seleka s’est adjugée les postes clés
Le gouvernement comprend ainsi 9 ministres issus de la coalition rebelle Séléka, 8 issus de l’ancienne opposition et un ex-proche du président déchu François Bozizé, Claude Lenga, nommé ministre délégué à l’enseignement professionnel et fondamental. Les autres portefeuilles sont répartis entre la société civile et différentes mouvances politiques. Dans les rangs de la Séléka, les ministres du précédent GUNT ont été reconduits. C’est ainsi que Gontran Djono s’occupe du portefeuille du pétrole, Nouredine Adam, chef du mouvement rebelle de la Convention des patriotes pour la justice et la Paix CPJP, est en charge de la sécurité. Le portefeuille stratégique de la défense est détenu par le président auto proclamé, Michel Djotodia, nouvel homme fort du pays.

Rappelons que l’ancien premier ministre, Nicolas Tiangaye, nommé à la suite des accords de Libreville, a été reconduit dans ses fonctions, il garde également son poste de ministre des Finances et du Budget. Le régime de Bozizé a été renversé par un putsch conduit par la coalition rebelle de la Seleka qui lui reprochait le non-respect des termes des accords de Libreville. Le nouvel homme fort de la république centrafricaine a appelé lors de la messe de pâques, ses compatriotes à la cohésion nationale en tournant le dos aux conflits communautaires. De confession musulmane, Michel Djotodia a assisté à cette célébration pour rassurer la communauté chrétienne dont une bonne partie a dénoncé des exactions imputées à des membres de la rébellion.

Jean Edouard Koyambounou (MLPC), porte-parole du collectif de l’oppositon démocratique

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