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C’est aujourd’hui la rentrée des classes au Cameroun!

De nombreux défis pour le élèves et les encadreurs

Calendrier annuel fixé
Louis Bapès Bapès, ministre des Enseignements secondaires et Mme Youssouf Adidja Alim, ministre de l’Education de base, ont signé un arrêté conjoint fixant le calendrier de l’année scolaire 2009-2010 au Cameroun. Une année qui débutera le lundi 7 septembre, date de la rentrée scolaire sur l’ensemble du territoire et s’achèvera le 30 juillet 2010. La période des examens officiels, quant à elle, ira du 14 juin au 30 juillet 2010, d’autres textes sont attendus pour fixer dans le détail, les dates précises de chaque examen. Le découpage de cette année scolaire 2009 – 2010 prévoit six séquences pour un total de 36 semaines, avec deux périodes d’interruption. La première, consacrée aux congés de Noël va du 18 décembre au 4 janvier. La seconde qui concerne les congés de Pâques, sera comprise entre le vendredi 26 mars et le lundi 12 avril. Tout semble bien huilé et précis, pourtant cette année s’annonce avec des couleurs de défis à relever.

Coup de pouce aux élèves de Douala
Pour faciliter les déplacements pour ses jeunes clients, la société de transport public par Bus de Douala (SOCATUR) a décidé de baisser ses tarifs à leurs profits. L’opération consistera à mettre à la disposition de ceux-ci une carte de réduction Socatur dont le prix est fixé à 5000fcfa. Cette carte sera fabriquée et mise à la disposition des élèves dès la semaine prochaine, pour permettre aux parents d’éviter des bousculades de dernière minute. Les titulaires de la carte de réduction accéderont donc à un ticket de transport au prix de 100fcfa seulement au lieu de 150fcfa jusqu’au 31 août 2010. C’est ainsi que l’élève ou l’étudiant n’aura qu’à débourser une somme de 200 frs CFA, en aller-retour, pour couvrir une distance de près de 20 km.

Les défis de l’administration
De son coté, Le premier ministre a pris un ensemble de mesures créant ou transformant des centaines d’établissements scolaires. En premier lieu, une cinquantaine de CETIC ont été créés. Ils devront toutefois attendre que les moyens nécessaires à leur fonctionnement soient mobilisés pour leur démarrage effectif. Ensuite, une cinquantaine de CES ont été transformés en lycées d’enseignement général ou lycées bilingues. Enfin, une dizaine de lycées d’enseignement général deviennent des lycées bilingues. Parmi eux, le très célèbre lycée de New-Bell à Douala, qui connaît sa deuxième mutation. A l’origine, c’était un lycée de filles.

Renforcer l’encadrement
L’autre défi sera le taux de scolarisation. L’accès à l’école devenant de plus en plus coûteux, certains parents sont obligés de restreindre les budgets. Dans les zones rurales où l’accès au crédit n’est pas facile, les filles en paient le prix fort. Dans les provinces de l’Est et certaines régions du nord du Cameroun, on a noté un net recul de la scolarisation des filles. Un recul que le récent taux de réussite est venue conforter. Le taux de réussite aux examens de l’enseignement général est resté faible, en comparaison à ceux enregistrés en 2008, d’après l’office national du baccalauréat. La région anglophone du Nord-Ouest décroche toutefois le tableau d’honneur avec un taux de réussite un peu plus élevé. Un taux qui justifie la rué des parents vers les structures d’enseignement anglophones cette année.

La rentrée qui débute, chacun aura son défi à relever. Mieux faire pour les élèves et pour les encadreurs

Elèves du collège de la Retraite à Yaoundé
Journalducameroun.com)/n
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