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Changements climatiques: Les pays du Bassin du Niger veulent faire front!

Le Cameroun et les 8 autres pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger ont décidé de mutualiser leurs efforts pour mieux appréhender les changements climatiques devenus cruciaux

Inondations, sécheresse, dégradation des sols, etc. : les neuf pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad) ont décidé de mutualiser leurs efforts dans le cadre de leur organisation régionale commune pour organiser leur adaptation aux changements climatiques devenus cruciaux. Née en 1980 suite à une transformation successive de la Mission d’étude et d’aménagement du Niger (MEAN) créée dans les années 1950 puis de la Commission du Fleuve Niger (CFN) instituée en 1964, l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) vise, d’après une de ses principales missions, le « développement intégré du Bassin dans les domaines de l’hydraulique, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la pisciculture, de la sylviculture, de l’exploitation forestière, des transports, de la communication et des industries ».

Au Cameroun, l’aménagement d’une voie de contournement en aval et la réfection de la digue du barrage hydroélectrique de Lagdo (Nord) sont réalisés avec un concours financier de 15 milliards de francs CFA de la Banque mondiale, et 15,5 milliards de francs pour l’aménagement et la mise en valeur de petits périmètres agricoles autour dans cette localité et celle de Rey Bouba. Un montant de 2,5 milliards de francs est octroyé pour l’accompagnement des pêcheurs et aquaculteurs de ce barrage, tandis que 20 milliards sont annoncés pour les études techniques et la construction du barrage hydroélectrique sur le Déo. A travers la Banque africaine de développement (BAD), le Programme de lutte contre l’ensablement dans la portion camerounaise du Bassin est doté d’un financement de 15,9 milliards de francs. La coopération technique allemande permet quant à elle d’exécuter le Projet de changements climatiques, de gestion des ressources en eau et de sécurité alimentaire dans le Bassin versant de la Bénoué, pour plus de 6,5 milliards de francs. Depuis 2008, l’Autorité du Bassin du Niger a adopté une Charte de l’eau relative à la protection de l’environnement. Tous les pays l’ont ratifiée, à l’exception de la Côte d’Ivoire, un sujet d ébattu à l’ouverture de la réunion du Comité technique des experts lundi à Yaoundé.

L’Autorité du Bassin du Niger (ABN) est l’une des plus anciennes Organisations Intergouvernementales Africaines si l’on fait remonter sa création à 1964 à Niamey sous sa forme originale qui était la Commission du Fleuve Niger. La Commission du Fleuve Niger a fonctionné pendant 17 ans et ses résultats furent jugés insuffisants. Les états membres ont décidé de la remplacer par une nouvelle organisation, l’Autorité du Bassin du Niger, héritière de tous les avoirs et assumant toutes les obligations de la Commission du Fleuve Niger. L’ABN a pour mission de promouvoir la coopération entre les pays membres et d’assurer un développement intégré du bassin dans tous les domaines par la mise valeur de ses ressources notamment sur les plans de l’énergie, de l’hydraulique, de l’agriculture, de l’élevage, de la pêche, de la pisciculture, de la sylviculture, de l’exploitation forestière, des transports et communication et de l’industrie. La mise en uvre de ces stratégies est soutenue par des partenaires extérieurs tels que la Banque mondiale, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Worldwide Fund for Nature (WWF), la coopération technique allemande (KfW), l’Agence française de développement, etc.


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