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Chantier naval du Cameroun: Soulagement et incertitude après le limogeage du Directeur Général

Antoine Bikoro a été limogé lundi par décret présidentiel

La nouvelle du limogeage du Directeur Général du chantier naval et industriel du Cameroun, CNIC, Antoine Bikoro Alo’o, s’est propagée plus qu’à la vitesse d’une traînée de poudre au siège de l’entreprise basée à Douala. Soulagement et incertitude, sont les deux grands sentiments qui animent les employés rencontrés sur place, au lendemain du décret présidentiel. Par cette matinée, ceux-ci par petits groupes, devisent entre eux. Je suis content comme il n’est plus là, affirme un employé, on l’a acclamé à son arrivée ici à la tête du chantier naval, mais comme on dit, mieux vaut avoir à faire à un diable qu’on connaît, qu’à un ange qu’on ne maîtrise pas, poursuit un autre. Au chantier naval et industriel du Cameroun, les employés continuent d’épiloguer sur les dysfonctionnements enregistrés depuis plus de deux ans, soit au moment de l’arrivée de M. Bikoro à la tête de la structure. On lui reproche un mauvais traitement des employés, l’absence de recherche des marchés, il traite mal les ouvriers, il est tribaliste car depuis qu’il est là, il a embauché plus de 100 personnes de son ethnie. Il n’était pas présent au chantier naval, je ne pense pas qu’il faisait deux jours ici, il est toujours en voyage, déclare un autre employé. Il est aussi reproché à l’ex DG, le flou entretenu autour des gratifications du personnel.Le conseil d’administration signe des résolutions qui ne sont jamais respectées. Les gens vont en mission avec 5 000F CFA, ils doivent se loger, se nourrir, se divertir dans cet argent, etc. Le climat social était vraiment au degré zéro. On n’a pas de gratification, l’arbre de noël n’existe pas, les crédits scolaires ne sont pas donnés, selon l’employé. Même son de cloche de la part de son collègue qui s’insurge contre les réductions des primes. Sur 100 000F CFA par exemple, on vous donne 10 000F CFA. Où est passé le reste?, S’interroge-t-il.

L’avenir incertain
Au chantier naval et industriel du Cameroun, la nouvelle du départ de M. Bikoro a certes soulagé les employés, mais ceux-ci estiment que ce n’est pas pour autant que l’avenir sera radieux. On ne sait pas comment ça va se passer avec le nouveau directeur de nationalité coréenne. On a travaillé avec les européens par le passé, mais on ne connaît pas la mentalité des coréens, on attend de voir, indique un employé.

Antoine Bikoro, Directeur général limogé

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