Culture › Musique

Charlotte Dipanda en concert privé à Yaoundé et Douala.

Après la présentation de son nouvel album « Dube L’am » lundi dernier, la diva a décidé d’offrir des « listenning parties » ce Vendredi et Samedi

Lors du déjeuner de presse le 05 décembre, Charlotte Dipanda a présenté son deuxième opus intitulé «Dube l’am» qui signifie en français « ma foi ».C’est dans la continuation de la promotion de l’album que Charlotte veut offrir deux spectacles à un public cible à savoir les cadres et les dirigeants d’entreprise; les invités VIP et les journalistes. Il est prépondérant que je vienne d’abord présenter mon album aux Camerounais, en primeur. Peut-être je me trompe. Je suis consciente qu’en Europe, je ne suis pas encore Céline Dion. Des Charlotte Dipanda, il y en a au moins 150 millions en Occident. Je vais où on est prêt à me recevoir. Il n’y pas de petit public. Cela prendra le temps que ça prendra. Mais, je grandirai avec le public camerounais ou un autre public. L’Occident a ses réalités confie Charlotte. Ces hôtes découvriront ou du moins redécouvriront son deuxième album solo qui arrive deux ans après le premier (Mispa). Un disque qui raconte de nouvelles histoires et traduit les convictions de Charlotte Dipanda et toutes ces choses en quoi elle croit. Teinté d’émotions, cet opus produit par Charlotte Dipanda elle-même, nous emmène en voyage aux détours des mélodies savantes, mélange traditionnel de Jazz et d’acoustique avec des textes en Douala, Bakala et Français. Ce «joyau» a vu la participation du congolais Lonkua Kanza qui a d’ailleurs écrit une chanson «Kumb’élolo». Au détour des titres, nous avons la belle surprise de retrouver Richard Bona dans «Bodimbea» et le célèbre chanteur du groupe Kassav Jacob Devarieux dans «We nde ndja».

J’ai la conviction que « Dube L’am » est plus mature. Il est proche de moi, je m’y suis réellement ouverte. Ma foi a grandi entre Mispa et Dube L’am
Charlotte Dipanda

Il faut noter qu’à Yaoundé ce sera à partir de 20 heures au cabaret la Tanière et au cabaret H à Douala à la même heure.

Née en 1985 à Yaoundé, l’histoire de Charlotte Dipanda pourrait être comme un conte de fées puisque son ascension s’est faite rapidement, signe d’un talent naturel qui, aujourd’hui, prend toute sa dimension. Des artistes dans sa famille; il n’y en avait pourtant guère, tout au moins au sens professionnel du terme. Bien sûr, chez l’oncle avec lequel elle a vécu une partie de son enfance, on jouait du piano, de la guitare On reprenait des chansons entendues à la télé ou à la radio, celles d’artistes camerounais pour l’essentiel: Toto Guillaume, Bébé Manga et autres. Tout le monde chantait à la maison, c’était normal et avant moi ça n’avait pas éveillé de vocation quelconque relativise-t-elle. Lorsqu’elle va au lycée, elle s’installe à Douala où elle est irrestiblement attirée par les cabarets. Son talent incontesté, fait d’elle une employée d’un cabaret à Bonanjo. Un soir après sa prestation, elle est remarquée par Lokua Kanza qui fait appel à elle pour son concert (Cameroun) car il a besoin des choristes. Sans hésitation, Charlotte accepte puisqu’elle connaît ses musiques par c urs. Ses musiques me parlent, avec ce côté acoustique, près du sol. Je ne comprends pas bien ce qu’il chante en lingala mais ça m’interpelle parce-que les mélodies sont accessibles. Ce sont des ballades africaines dit-elle. Un autre coup de pouce du destin l’amène à donner un autre avenir à sa carrière, lorsqu’elle décide de s’envoler pour la France en 2001 pour s’inscrire dans une école, l’Institut Art Culture Perception (IACP) de Paris. Elle y apprend le solfège, le piano, et un peu le chant. Charlotte a accompagné à travers le monde des artistes de tous horizons, tels les plus connus Manu Dibango, Axel Red, Rokia Traoré, Lokua Kanza, Richard Bona et bien d’autres.

Charlotte Dipanda estime avoir franchi un pallier avec son nouvel album
Journalducameroun.com)/n


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