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Chômage/Emploi: La Banque Mondiale échange avec des universitaires

Une délégation du bureau régional de cette institution a rencontré des étudiants et enseignants de l’université de Yaoundé II

Des universitaires de Yaoundé II situé dans la localité de Soa, ont échangé avec l’économiste en chef du bureau régional de la Banque Mondiale au Cameroun sur les questions de chômages et d’emplois. Dans le cadre de sa troisième édition des Cahiers Economiques, les conclusions des analystes de cette institution sont que si le taux de chômage (définition OIT) est suffisamment bas au Cameroun, il cache cependant un important sous-emploi qui touche 70% de la population active dont une majorité de femmes. Le secteur structuré occupe moins de 10 % de la main d’ uvre depuis les années 90. En raison de cette très faible proportion, même des taux de croissance rapide ne permettront pas de répondre à la demande des nouveaux entrants sur le marché du travail. Même dans le cadre de l’ambitieuse Vision 2035, la part du travail informel ne diminuera que lentement. Par conséquent, il faut non seulement créer de nouveaux emplois, mais aussi accroître la productivité et les revenus de celles et ceux qui travaillent déjà pour réaliser une croissance économique plus solidaire au Cameroun peut-on lire dans la revue. Les universitaires se sont vus présenter aussi les raisons de cette situation. Un système éducatif lacunaire, inaccessible encore pour de nombreuses personnes au niveau du primaire, inapproprié au niveau du secondaire et du supérieurs par rapport aux objectifs de grandes réalisation que s’est fixé le pays. L’autre cause de sous-emplois peut aussi être affectée à un environnement des affaires qui tardent se solidifier malgré quelques améliorations.

Les universitaires se sont montrés intéressés par la thématique développée. Pour la plus part des étudiants en master et des enseignants chercheurs, ils ont pris conscience de la situation et formulé des préoccupations sur le sujet. Nous sommes d’accord qu’au niveau du supérieur les étudiants choisissent très peu les filières de génie alors qu’il y a un réel besoin de main d’ uvre technique, mais c’est simplement parce que le système est encore très sélectif sur ces filières spécifiques. Il faut faire un concours pour entrer en école de médecine, ou d’ingénierie. Et les réalités du concours au Cameroun s’en mêlent. Donc on peut comprendre que les gens s’intéressent peu à ces segments de la formation, qui offrent peu de place, a fait remarquer un enseignant assistant d’économie. Autre réaction ayant marqué l’assistance, la proposition des enseignants de gestion. Nous trouvons le diagnostic des Cahiers économiques pertinent, mais nous pensons que dans son analyse, un aspect du problème a été négligé. Il s’agit de l’étude du comportement organisationnel, tant dans le public que dans le privé. Même si on améliorait les conditions macroéconomiques, le problème des hommes demeurerait ainsi que celui de leur gestion dans les différentes entreprises tant dans le privé que dans le public, a fait remarquer une enseignante de gestion. Dans leur ensemble, les étudiants ont trouvé l’expérience édifiante. Nous sommes effectivement satisfaits de cette initiative. Discuter comme cela d’un problème concret d’économie, c’est assez édifiant. Par exemple, le chômage on en parle très souvent comme une donnée économique, mais là nous avons eu l’occasion de l’analyser dans un contexte précis avec des indicateurs précis, c’est absolument bien pour nous étudiants, commente pour sa part un étudiant.

Lien de téléchargement gratuit du http://blogs.worldbank.org/africacan/files/africacan/cahiers_economiques_du_cameroun_no_3_-_janvier_2012_corriger_.pdf Document

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