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Visa for music 2017: le bassiste camerounais Christian Obam sur scĂšne avec Marema

Photo de Christian Obam le 22 novembre 2017. © Journalducameroun

A 28 ans, l’artiste camerounais promĂšne sa guitare Ă  travers le monde pour accompagner la sĂ©nĂ©galaise, laurĂ©ate du Prix dĂ©couvertes RFI 2014. Journal du Cameroun est allĂ© Ă  sa rencontre aprĂšs sa prestation sur la scĂšne de Visa for music 2017.

« A la basse, Christian Obam du Cameroun ! », dit Marema. On est dans la traditionnelle phase de prĂ©sentation du groupe avant la conclusion du spectacle. La chanteuse sĂ©nĂ©galaise et ses musiciens font la scĂšne d’ouverture de la quatriĂšme Ă©dition de Visa for music. Nous sommes le mercredi 22 novembre 2017 au ThĂ©Ăątre national Mohammed V de Rabat.
Journal du Cameroun est allĂ© Ă  la rencontre de ce Camerounais dont on entend si peu parler dans son pays. Dans les loges, c’est un jeune homme accessible mais fatiguĂ© qui nous accueille. Rabat Ă©tait la derniĂšre date d’une tournĂ©e qui a durĂ© un mois et qui l’a conduit en France et en Suisse notamment, aux cĂŽtĂ©s de Marema, avec qui il travaille depuis un an environ.
A 28 ans, le bassiste installĂ© Ă  Dakar au SĂ©nĂ©gal trace son sillon dans un domaine qu’il embrasse dĂšs ses  cinq ans. C’est Ă  cet Ăąge-lĂ  que Cyrille, son frĂšre aĂźnĂ©, l’initie au piano. A sept ans, le gamin commence Ă  y jouer Ă  l’Eglise. Mais, son histoire avec la guitare basse commence vĂ©ritablement quand il a 10 ans. Depuis, plus rien ne l’en a sĂ©parĂ©, pas mĂȘme la pression de ses parents, qui ont dĂ» nĂ©gocier pour que l’artiste mette le nez dans ses cahiers afin d’obtenir un baccalaurĂ©at littĂ©raire et entamer des Ă©tudes supĂ©rieures en Ă©tudes bilingues et linguistique appliquĂ©e. Mais, au bout de deux ans Ă  l’universitĂ©, Christian Obam se sent Ă  l’étroit sur les bancs. Il commence alors l’aventure dans la musique. TrĂšs vite, il est sollicitĂ© par des artistes comme Petit-Pays, Chantal Ayissi, Lady Ponce, Numerica, Locko, entre autres.

Christian Obam sur scÚne avec Marema, chanteuse sénégalaise, lauréate du Prix découvertes RFI 2014. ©Journalducameroun


Sa carriĂšre prendra un tournant important en 2013, alors qu’il travaille pour le studio d’enregistrement de la Fondation Muna Ă  YaoundĂ©. Cette annĂ©e-lĂ , Youssou Ndour a un projet musical et veut une couleur panafricaine. Il pense au Cameroun. C’est ainsi que Serge Maboma du groupe Macase est contactĂ©. Celui-ci recommande le jeune Christian Obam, celui que Bouba Ndour, le frĂšre de l’autre, avait remarquĂ© lors d’un de ses voyages au Cameroun quelque temps avant.
Christian Obam quitte donc le Cameroun, avec le saxophoniste Alain Oyono, lui aussi recrutĂ© pour le projet de Youssou Ndour. Au SĂ©nĂ©gal, le jeune bassiste se plaĂźt tout de suite. Il y travaille dur pour s’imposer. L’expĂ©rience avec Youssou Ndour dure jusqu’en 2015, lorsque le bassiste qu’il remplaçait fait son retour aux cĂŽtĂ©s du chanteur sĂ©nĂ©galais. Cette aventure l’aura menĂ© dans de grandes salles, notamment Ă  Paris Bercy, en France (20.300 places).
« On est restĂ© en contact. Si Youssou a un besoin, il sait qu’il peut compter sur moi », affirme Christian Obam.
Depuis un an, c’est avec Marema, Prix dĂ©couvertes RFI 2014, que le bassiste camerounais sillonne les scĂšnes d’ici et d’ailleurs
toujours dans la bonne humeur. Pour Christian, un retour au Cameroun n’est pas envisagĂ© pour le moment, mĂȘme s’il y pense. Mais, dans le cƓur et dans l’ñme, il est fier de reprĂ©senter le Cameroun dans la musique mĂ©tisse qu’il rencontre et qu’il transmet Ă  travers le monde.

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