Personnalités › Success Story

Christine Ockrent au Cameroun: Une reine au pays des lions

Certains attribuent son succès à ses fréquentations, mais avant tout c’est à sa très grande force de caractère qu’il faut attribuer sa réussite

Formations et débuts
Peu de gens le savent Christine Ockrent est une journaliste belge, née à Bruxelles. Issue d’une famille de diplomates, Christine Ockrent s’installe en France après la nomination de son père à l’OCDE, suit les cours du collège Sévigné de Paris. Elle est diplômée de l’Institut d’études politiques de Paris en 1965 (section relations internationales) et étudie à l’Université de Cambridge. Après un stage au Bureau d’information des Communautés économiques européennes en 1965 et 1966, elle se lance dans une carrière de journaliste au sein de l’unité européenne de documentaires d’actualités de NBC News entre 1967 et 1968. Elle collabore au célèbre magazine de CBS, 60 Minutes entre 1968 et 1976 comme réalisatrice et journaliste au bureau londonien de l’émission, et est correspondante pour la même chaîne de 1976 à 1977. Elle travaille ensuite comme journaliste et réalisatrice au magazine Vendredi sur FR3 et à l’émission 20/20 sur ABC News. Pour la chaine française en 1979, elle décroche un scoop en interviewant dans sa cellule Amir Abbas Hoveida, ancien premier ministre du Chah d’Iran, destitué lors de la Révolution islamique. L’orientation des questions et la rigueur du ton adopté par Christine Ockrent suscite une vive controverse au sein du monde du journalisme, au vue de la situation de l’ancien dirigeant iranien, exécuté le surlendemain d’une balle dans la nuque à l’issue d’un procès expéditif mené par l’ayatollah Sadeq Khalkhali. De retour en France en 1980, elle intègre la rédaction d’Europe 1 et se voit confier la charge du journal de 8 heures.

Naissance de la reine Christine
En octobre 1981, elle est désignée pour présenter le journal télévisé de 20 heures en alternance avec Patrick Poivre d’Arvor, avec la charge de rédactrice en chef adjointe puis rédactrice en chef déléguée. Elle est alors la première femme à présenter régulièrement un journal télévisé de 20 heures en France et reçoit le surnom de reine Christine. Elle s’y maintient jusqu’en juin 1985 où elle rejoint RTL comme rédactrice en chef et éditorialiste, puis TF1 en mai 1987 en qualité de directrice adjointe, et pour laquelle elle anime Le Monde en face. À partir de 1992, elle intègre France 3 pour présenter des émissions politiques et d’information : outre le Soir 3, de septembre 1992 à juillet 1994, elle a été à la tête de À la une sur la 3 (1992-1994), Dimanche soir (1994-1998), Passions de jeunesse (1993-1995), Politique dimanche (1998) et France Europe Express (1997-2007). En parallèle, elle dirige la rédaction de l’hebdomadaire L’Express d’octobre 1994 à mars 1996. Elle est également éditorialiste pour le magazine d’actualité Regarde le monde sur Canal J entre 1993 et 1995, en alternance avec Pierre-Luc Séguillon, chroniqueuse au quotidien InfoMatin en 1994. Après avoir retrouvé l’antenne d’Europe 1 à partir de 1995, comme membre du comité éditorial, éditorialiste politique hebdomadaire et intervenante au Club de la presse, elle est nommée en 1997 directrice déléguée de Finance communication et compagnie, holding de BFM, radio sur laquelle elle présente les chroniques hebdomadaires l’Actualité de la semaine et l’Actualité en question et lance le site Internet BfmBiz.com en 2001. Elle tient aussi des éditoriaux dans les colonnes de La Provence (1997) et Metro (quotidien) (2002) dont elle préside le comité éditorial du groupe international jusqu’en 2008 et dirige la rédaction du éphémère l’Européen (1998-1999).

Christine Okrent
Jean-Claude Aunos)/n

Directrice de France Monde
Présentant une fois par mois sur TV5 entre 2002 et 2006, et tenant une fois par semaine un billet de six minutes, trois en français et trois en anglais, pour France 24 de mars 2007 à février 2008, elle est nommée le 20 février 2008 directrice générale auprès du président Alain de Pouzilhac, de la holding France Monde, chargée de regrouper l’audiovisuel extérieur : TV5 Monde, France 24, RFI. Elle devient également directrice générale de France 24, et directrice générale déléguée de RFI, en remplacement d’Antoine Schwarz, sur proposition d’Alain de Pouzilhac, étant de ce fait numéro 2 de la radio, alors que selon le Canard Enchainé la nationalité belge de Christine Ockrent aurait dû empêcher cette nomination, les statuts de la radio ne permettant pas aux ressortissants étrangers d’occuper ce poste. Suite à cette nomination, elle quitte France 3 qui décide d’arrêter son émission Duel sur la 3, et arrête également ses participations à l’émission de Laurent Ruquier, On va s’gêner sur Europe 1. Comme tout le monde elle a ses admirateur et ses détracteurs. Cela ne lui enlève rien de toutes les reconnaissances dont elle a fait l’objet. Christine Ockrent a été promue au grade d’officier de la Légion d’honneur le 14 juillet 2007 Elle est également officier de l’ordre national du Mérite ainsi que de l’ordre de Léopold par arrêté royal du 27 avril 2007. En 1985, elle a reçu le 7 d’or du meilleur présentateur du journal télévisé et un « Super 7 d´or ». Elle est membre du comité consultatif du think tank Centre for European Reform, administratrice de l’IFRI et de l’International Crisis Group. Elle est aussi l’auteur ou la co-auteur de près de 15 ouvrages.

Christine Okrent
abaca)/n
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