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Claude Garrier analyse la géostratégie des entreprises pour la zone Ohada

L’auteur, fort d’une expérience empirique de plus de trente ans sur le continent, lance une invitation aux Africains francophones en particulier à rompre avec la doctrine de «L’Afrique de papa»

Géostratégie des entreprises, véritable plaidoyer pour le décollage économique de l’Afrique? Claude Garrier, expert-comptable, docteur en droit et enseignant dans les grandes écoles ivoiriennes nous livre sa pensée sur le sujet.

L’auteur, fort d’une expérience empirique de plus de trente ans en Afrique, dont la moitié en Côte d’Ivoire, lance, à la lumière de ce qu’il aura vécu et observé comme travers dans ce grand pays d’Afrique, une véritable invitation aux Africains francophones en particulier, à rompre avec la doctrine de «L’Afrique de papa».

Néologisme dont la traduction politique laisse entendre une espèce d’assujettissement politique, économique et culturel des pays francophones du continent vis-à-vis de la France.

Il met en perspective dans son livre le caractère vicié de cette relation et lui attribue en grande partie le retard économique, social et politique que les pays africains accusent aujourd’hui.

Par le détour d’une analyse économique qui se veut lucide et pragmatique, l’auteur met l’accent sur l’entreprise comme levier de l’émergence économique.

Il définit ensuite le cadre idéal au travers duquel l’entreprise doit se mouvoir, cadre dans lequel il réduit le rôle de l’ Etat à un rôle de stricte régulation selon le modèle de «ordoliberalisme».

Le c ur de sa réflexion réside dans l’idée que l’entreprise africaine au même titre que les autres entreprises du monde ne peut assurer son développement que par le canal de la conquête des espaces.

En s’inspirant de cette conviction, l’auteur va construire toute une théorie autour de la «géostratégie des entreprises». Une véritable feuille de route à laquelle il invite l’Afrique politique et économique à souscrire.

Il n’est pas dupe, il sait combien la tâche peut être ardue et le challenge redoutable ; Mais est optimiste et n’a point de doute que le réveil de cette Afrique qu’il aime tant se fera. À condition que les Etats africains soient souverains, les dirigeants légitimes. Mais aussi que l’Afrique commence enfin à penser à se réinventer économiquement et politiquement.

« Que les ivoiriens ne pensent plus simplement qu’à vendre les fèves de cacao mais aussi à fabriquer du chocolat »…….

« Que les pays producteurs de pétrole pensent à créer avec les devises tirées de cette exploitation un véritable tissu industriel de transformation en produits dérivés. » Et qu’en définitive, l’acteur principal de ce mouvement d’appropriation et de transformation soit l’africain lui-même.


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