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Cameroun: l’attentat dans le camp de déplacés de Nguetchewe a fait fuir 1500 personnes (HCR)

© MSF

Le camp, cible d’un attentat à l’explosif le 02 août, abritait des déplacés internes. Ces derniers sont allés chercher un nouveau refuge dans la ville voisine de Mozogo, elle-même déjà victime de 22 attentats menés par Boko-Haram depuis le début de l’année 2020

 

L’attentat mené par des kamikazes à Nguetchewe (arrondissement du Mayo-Moskota, département du Mayo-Tsanaga, région de l’Extrême-Nord), aux premières heures du dimanche 02 août, a fait fuir environ 1500 personnes vers la localité voisine de Mozogo, selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

“Quelque 1500 personnes, dont des habitants terrifiés du site d’accueil, ont fui vers la ville voisine de Mozogo en quête de sécurité”, informe le HCR dans un communiqué publié ce 04 août

“Les communautés locales de cette région défavorisée sont souvent les premières à répondre aux besoins des personnes qui fuient l’insécurité et la violence croissantes dans la région qui couvre le lac Tchad et le nord-est du Nigéria. Elles sont parfois apparentées et partagent avec elles le peu de ressources dont elles disposent. Dans un contexte d’insécurité croissante, le HCR prévoit qu’une protection communautaire renforcée, des abris, de l’eau et des installations sanitaires seront nécessaires alors que le pays lutte contre la pandémie de Covid-19”, souligne le communiqué

L’attentat, mené par deux kamikazes à l’aide “d’un engin explosif, peut-être une grenade”, a eu lieu alors que des déplacés internes“dormaient” dans des installations de fortune, selon le HCR.

L’institution du système des Nations unies “appelle tous les acteurs à respecter le caractère civil et humanitaire des camps de déplacés internes, et à répondre rapidement aux besoins urgents des personnes qui ont fui la violence et subi de multiples déplacements”.

Selon les statistiques du HCR, la région de l’Extrême-Nord accueille actuellement 115 000 réfugiés nigérians et 321 886 déplacés internes camerounais.

Le Cameroun est en guerre contre Boko-Haram sur son territoire depuis 2014.

“Depuis janvier 2020, le Cameroun a enregistré 87 attaques commises par Boko Haram au nord, dans la région frontalière avec le Nigéria. Vingt-deux d’entre elles ont eu lieu dans le seul district nord de Mozogo”, indique le HCR.


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