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Cameroun/rébellion au NOSO: le gouvernement plaide pour “la coopération des pays amis”

Objectif de cet appel réitéré par le ministre de la Communication: arrêter “les commanditaires” de l’insurrection qui freine le “processus de pacification” des régions anglophones du Cameroun

 

Avec les images de décapitations et autres atrocités dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, qui continuent à être diffusées dans les réseaux sociaux, le gouvernement camerounais reconnaît que le processus de reconstruction annoncé a du plomb dans l’aile.

Pour trouver une solution à cette crise qui perdure depuis 2016 malgré les stratégies utilisées par les pouvoirs publics (coupure d’Internet, envoi de l’armée, couvre-feu, instauration des deux régions comme des régions à statut spécial, etc.), “le gouvernement en appelle, une fois de plus, à la coopération des pays amis, où sont hébergés les commanditaires de cette rébellion, afin d’aider à leur neutralisation et à la consolidation du processus de pacification des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest”, a plaidé le ministre de la Communication (Mincom) mercredi 13 août.

Dans le communiqué publié en lien avec l’assassinat de Confort Tumassang (jeune camerounaise de 32 ans égorgée à la machette au quartier Makanga à Muyuka le 11 août), René Emmanuel Sadi interpelle, au nom du gouvernement, “celles et ceux qui, tapis dans l’ombre, notamment à l’étranger, n’ont de cesse de soutenir les rebelles sécessionnistes des deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et d’encourager la perpétuation des atrocités innommables par les hors la loi sur les populations desdites régions”.

Un compte rendu de mission parlementaire, présenté début juillet à la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française, prétend que les Etats-Unis, qui abriteraient de « nombreux opposants anglophones » sur leur territoire, sont la principale puissance étrangère soutenant les indépendantistes dans les deux régions anglophones. Les auteurs de ce compte rendu soutiennent par ailleurs que le leadership de la diplomatie américaine veut « faire partir Paul Biya », en essayant de rallier le soutien de certains pays occidentaux tels que le Royaume-Uni et la Suisse.

La France, elle, soutient encore ouvertement les choix de l’actuel chef d’Etat camerounais.


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