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Code communautaire de la route au Cameroun, encore des efforts à faire

les autres pays appliquent totalement les dispositions y relatives, le Cameroun fait piètre figure.

La révélation peut paraître surprenante, si l’on s’en tient au discours officiel des politiques camerounais qui présentent leur pays comme celui qui a la plus grande volonté d’intégration dans la sous région. Quoi qu’il en soit, ce pays que beaucoup qualifient d’Afrique en miniature rechigne à mettre complètement en vigueur les directives du code communautaire de la route.
Zacharie Ngoumbe, sous directeur au ministère camerounais des transports estime le taux d’application à 78%, alors qu’il est de 100% dans les autres pays de la communauté. Une source policière semble ramener ce chiffre à moins de 60% au Cameroun.

Les automobilistes qui viennent d’acquérir un véhicule disposent de trois mois pour se conformer à la norme. C’est ce qui, d’après Zacharie Ngoumbe, peut en partie expliquer le retard que connaît la Cameroun dans ce domaine. Etant entendu qu’il y a sans cesse de nouveaux véhicules en circulation. Cependant, cet argument ne convainc pas plus d’un. Plusieurs témoignages laissent aisément déduire, qu’ailleurs aussi, des véhicules disposent plus ou moins du même laps de temps pour se mettre à jour. Pourtant, ils ne s’empêchent pas de respecter la réglementation en vigueur en la matière.

Alors, quels arguments convoquent les Camerounais ? Certains soutiennent qu’ils ne se rendront jamais dans un autres pays de la sous -région. Par conséquent, ils ne voient pas la nécessité de se précipiter dans le respect de la réglementation. Ainsi, chacun y va de sa fantaisie en immatriculant son véhicule : nom de personne à la place réservée à l’immatriculation, plaques non-conformes, couleurs bizarroïdes des plaques, logos de la Cemac et du pays sont inexistants, puce électronique inexistante remplacée par de la peinture, etc. Ces manquements sont visibles au quotidien dans nos rues, au vu et au su de tous. L’on observe même une passivité voire une complicité des forces de l’ordre.

On est toujours réticent pour se mettre en règle au Cameroun explique Zacharie Ngoumbe. Pour lui, la lenteur observée au Cameroun dans la mise en uvre de certains aspects du code communautaire de la route est à mettre sur le compte de l’incivisme généralisé qui prévaut au Cameroun. Les Camerounais seraient donc naturellement peu enclins à se soumettre aux règles établies, fussent elles communautaires. Dans tous les cas, le processus d’intégration dans la sous région Afrique centrale étant irréversible, le Cameroun devra tôt ou tard appliquer systématiquement les normes communautaires en matière de route. Surtout, s’il entend demeurer et rester le principal pilote du train déjà en marche de l’intégration.


journalducameroun.com)/n
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