Société › Faits divers

Collège protestant de Ngaoundéré: Théâtre des affrontements entre élèves

Quelques blessures légères et des dégâts matériels ont été enregistrés

La scène s’est déroulée dans la nuit du jeudi 27 au vendredi 28 octobre 2011 à l’internat de cet établissement. A l’origine de cet affrontement, une histoire presque banale de téléphone portable. En salle d’études, un élève signale le vol de son téléphone portable. Celui-ci a tôt fait d’indexer son camarade d’en face comme responsable du forfait. Le présumé responsable nie les faits en bloc. A la fin du cours, le superviseur des études ordonne une fouille systématique. La méthode va s’avérer fructueuse, puisque le téléphone a été retrouvé. Voulant y voir plus clair, le superviseur des études demande alors au concerné de rester en salle, ce que ce dernier digère plutôt mal. Pour signifier son mécontentement, il adresse une gifle au superviseur des études. Les attroupements ont lieu, une bagarre déclenche. C’est ainsi que machettes, couteaux et autres gourdins sont appelés à la rescousse.

A l’heure du bilan, on enregistre des casses dans les chambres A3 et A7 de l’internat, ainsi que quelques hématomes. Pour des besoins d’enquête, les huit élèves en question ont séjourné dans les cellules du commissariat central de Ngaoundéré pendant 24 heures. Des enquêtes ont été ouvertes, aussi bien au commissariat central qu’au niveau du collège protestant pour que la lumière soit faite sur cette histoire. Ce lundi 31 octobre 2011, les élèves concernés ont repris les classes et le collège protestant semble avoir retrouvé son calme habituel après ces échauffourées qui remettent au goût du jour la question de l’utilisation du téléphone portable dans les établissements scolaires. Cet outil de communication, bien qu’interdit par les responsables de l’éducation au sein des établissements, est régulièrement saisi par les enseignants aux heures de cours. En effet, un téléphone portable qui sonne ou vibre aux heures de cours distrait l’enseignant et empêche la concentration des élèves. Selon le Délégué régional des enseignements secondaires pour l’Adamaoua, Jean Fakouami, depuis deux ans, le ministre des enseignements secondaires a interdit l’utilisation du téléphone portable au niveau des établissements. Cette note a été actualisée dernièrement et diffusée dans les médias et au niveau des établissements secondaires. Mais ce que nous constatons c’est que les élèves ne la respectent pas. Il est prévu des sanctions à cet effet. Le surveillant a qualité de retirer ce téléphone et de le confisquer. . Voilà qui est bien dit, afin que nul n’en ignore.

Image d’illustration
Journalducameroun.com)/n


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