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Commande publique au Cameroun: 122 entreprises exclues

La décision du ministère des Marchés publics fait suite à des défaillances constatées dans l’exécution des prestations

Cent vingt-deux entreprises, identifiés au ministère des Marchés publics (Minmap) comme défaillantes dans l’exécution des prestations, viennent d’être exclues de la commande publique au Cameroun pour une période de deux ans. La décision est contenue dans un communiqué signé du Minmap, Abba Sadou, et rendue publique il y a deux jours.

Tenues pour la plupart par des locaux, les sociétés concernées par cette sanction sont accusées d’abandon de chantier «au grand préjudice des structures et populations bénéficiaires», précise le communiqué ; mais aussi de livraisons non effectuées, et écopent de pénalités de retard supérieures à 10% du montant du marché.

Selon le Minmap, certains des marchés visés, désormais abandonnés, remontent aux exercices 2013 et 2014. Le même département avait déjà, en octobre dernier et pour les mêmes raisons, exclu 146 entreprises de la commande publique pour 2 ans.

Les entreprises indexées sont réparties selon les secteurs d’activités : 23 pour la construction des forages ; 19 pour la construction des salles de classe ; 13 au niveau de la réhabilitation des routes ; 10 pour la construction d’un centre de santé intégré. En ce qui concerne la réhabilitation des locaux, 8 entreprises ont été mises hors-jeu ; [8] également du côté de la construction de bâtiments publics (hôtel de ville, délégations décentralisées, gymnases, etc.). Quant-à l’électrification rurale ou éclairage public, 5 entreprises y ont été exclues et 2 pour la construction de centres zootechnique et vétérinaire.

Dans le Littoral par exemple, l’entreprise Nazacam Company est suspendue de toute soumission à la commande publique pour l’abandon des chantiers relatifs à la réhabilitation du bâtiment abritant la morgue de l’hôpital Laquintinie de Douala et de la route Mbouassoum-Moangwekang. Y compris la construction de l’hôtel de ville de la mairie de Nkongsamba III. Dans le Centre, la société CIE Angélique et frères n’a pas réhabilité les locaux du Centre des métiers des travaux publics d’Akonolinga ; au nord, l’entreprise ETS DEGO a abandonné ses chantiers de construction de quatre salles de classe. Et les autres régions du pays ne sont pas en reste.


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