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Comment mettre fin au secteur informel en recyclant les «débrouillards»?

«Débrouiller n’est pas voler. Si tu n’as pas travaillé tu n as pas droit au salaire»

En effet si on s’en tient au terme quotidiennement employé au Cameroun, on les appelle «les débrouillards». Ceux sont tous ceux opérant dans l’informel pour la plupart et nous offrent des facilités diverses dans nos chantiers de construction, pour nos véhicules, pour nos souliers, etc. Donc ils ont une expertise que nous exploitons sans contrat avec eux, voir sans toujours verifier si cette expertise ne comporterait point de risque pour le travail que nous leur attribuons. Nous pensons par exemple aux constructions qui s’écroulent, mettant des vies en danger. Ceux là au moins veulent travailler. Ils veulent gagner du pain pour vivre. Un refrain d’enfance qui nous faisait tous du bien le disait: Débrouiller n’est pas voler. Si tu n’as pas travaillé tu n as pas droit au salaire.

Donc pour notre bien. Il est indispensable que nous consolidions l’éducation technique et technologique de ceux là qui opèrent par leur créativité au dépannage. Que l’Etat ne les exclut plus mais qu’il leur tend la main. Beaucoup semblent le dire, l’informel ne profite pas à l’Etat car ces gens ne paient pas leurs impôts. Mais comment ne devrait -on pas inscrire une priorité au su de l’ampleur du phénomène pour que les caisses de l’Etat gonflent. En réalité si nous regardons la Chine, nous constaterons qu’elle exploite toute la main d’ uvre et la canalise de manière optimale. Il est ici question d’une bonne partie de la population active qui forge son destin par ses compétences et les moyens de bord.

Nous entendons dire que le Cameroun serait un pays émergent en 2035. Est-ce un slogan? Nous nous souvenons d’autres encore quand on nous disait «santé pour tous en l’an 2000» ou lorsqu’on nous parlait de «l’auto suffisance alimentaire». C’est vrai aussi que pour une vision il faut toujours un slogan mais il ne pourrait prendre un décollage si et seulement si les bases sont fixées. Nous nous reposons encore la question suivante: Peut-on renforcer les métiers de l’informel par une ré vulgarisation de l´enseignement technique et par là ouvrir des bases technologiques approfondies?

C’est peut-être par négligence mais notre départ en technologie ne saurait être sans ceux qui y ont déjà un sens et un esprit ouvert à la technique. Il incombe donc qu’ils soient mis au devant de la scène, qu’ils soient encadrés pour qu’ils aient un niveau complémentaire. Ce travail n’exigerait pas de gros budgets si l’Etat mettait une volonté. Il faudrait pour une opérationnalité du projet: Ouvrir un registre des techniciens par catégories, créer une Institution de coordination, et solliciter l’encadrement technologique de l’intérieur comme de l’extérieur. Car si la diaspora soutient l’idée d’un fonds d’investissement de la diaspora. Celui pourrait bien démarrer en terme ressources humaines.

Nous lançons un appel à tous les ingénieurs de se joindre à nous pour proposer une expertise bénévole pour réajuster les niveaux de nos frères et s urs qui font dans les métiers. Nous nous proposons de guider à la réalisation d’un tel projet d’envergure si l’Etat nous offrait un vaste espace pour implanter des centres. Car nous trouvons tous qu’une formation professionnelle dans le « duales System » comme en Allemagne serait une pour impulser une dynamique dans la jeunesse et inciter à plus de curiosité signe de base pour une culture technologique.

André Ekama
Journalducameroun.com)/n

Comme ces débrouillards n’ont pas de grands espaces, nous avons pense que l’Etat par ses établissements pourrait nous offrir des concessions. Nous allons implémenter ce modèle duel avec ces jeunes déjà impliqués dans leur quotidien aux initiatives techniques et leur faire compléter davantage leur cursus. Nous les dispenserons les mathématiques, les physiques et chimie mais de manière orientée à leur profession. Nous remercions cet internaute qui a bien décrit pour nous tous le modèle «duales System » en ces termes: À la fin de vos études primaires ou secondaires ou du premier cycle, et lorsque vous avez choisi un métier que vous voulez exercer, vous présentez votre candidature à l’apprentissage aux diverses entreprises qui forment les jeunes dans le métier que vous avez choisi. Lorsque vous êtes retenu, vous signez avec l’entrepreneur un contrat d’apprentissage pour une durée de trois ans, durant lesquelles vous travaillez et apprenez dans l’entreprise, parallèlement à votre formation théorique qui continue dans une école de formation professionnelle, les qualifications nécessaires à l’exercice de votre métier. Vous vivez donc dès le premier jour de votre formation, la réalité de votre futur métier de mécanicien, maçon, charpentier, couturier, employé de banque, commerçant, etc. À la fin de votre formation, vous êtes complètement aptes à travailler dans toute entreprise où votre métier est embauché.

Notre v u sans prétention aux décideurs: Accordez à tous ces milliers de jeunes formés «sur le tas» une professionnalisation concertée par une formalisation des corps de métiers de l’informel en partenariat avec l’enseignement technique. La victoire contre le chômage des jeunes au Cameroun doit devenir une réalité effective prise en compte par tous les partis. A vous les jeunes dépanneurs de télévision, de radio, d’ordinateurs, de réfrigérateurs, de téléphones, des montres, etc. nous sommes à votre disponibilité. Trouvons un langage simplifié pour que votre sens pratique nous injecte au devant de la transformation. Ainsi votre potentiel serait bien exploité.

André Ekama
Journalducameroun.com)/n


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