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Commission de l’UA: Le président sera connu aujourd’hui

Entre le sortant Jean Ping et sa rivale la Sud-Africaine Dlamini Zuma, l’écart reste serré, les enjeux sont encore plus complexes

Le 18e sommet de l’Union africaine se termine ce lundi 30 janvier 2012à Addis-Abeba avec l’élection du président de la Commission de l’Union. Le Gabonais Jean Ping est candidat à sa propre succession. Soutenu par le président de son pays, Ali Bongo, il a mené une campagne forte. Jean Ping a sillonné le continent à bord d’un jet mis à sa disposition par le Gabon. Le 15 janvier, il était à un sommet régional à N’Djamena (où le Tchadien Déby Itno et le Centrafricain Bozizé l’ont assuré de leur soutien), et le lendemain à Tripoli, où il a reçu un bon accueil, malgré les lourds malentendus passés. Le diplomate gabonais s’est dit très confiant dans sa réélection ce jour. Sa concurrente, la Sud-Africaine Dlamini Zuma, livre une campagne déterminée. Elle est soutenue en cela par le président de son pays, qui est aussi son ex-mari, Jacob Zuma. Ce dernier a multiplié les apartés, sa ministre des Affaires étrangères également. Et tous les délégués ont eu droit à une petite brochure sur papier glacé, vantant les qualités de Dlamini Zuma. L’actuelle ministre de l’Intérieur promet de travailler au développement économique et social, à l’élimination des conflits, à la promotion de la démocratie, à la bonne gouvernance et à l’émancipation des femmes. En soulignant que son peuple a joué un rôle majeur dans la libération du continent.

Difficile cependant de savoir qui sera finalement élu, les enjeux se sont resserrés avec l’évolution de la campagne. On annonce côté Ping, le soutien du Nigéria qui se live une petite guerre de leadership avec les sud-africains. Selon certains experts, de nombreux petits pays et même ceux du Maghreb devraient aussi voter pour Jean Ping en raison du partage commun du statut de petit pays. Enfin à l’avantage de Ping, l’Afrique du sud a du mal à enlever l’idée selon laquelle pour une place permanente au conseil de sécurité, elle est prête à tout même ramer contre les intérêts de ses pairs. Mais l’Afrique du sud a ses chances. Elle peut déjà compter sur les voix de la SADEC, la communauté des Etats d’Afrique australe, dont elle est le moteur économique. La candidate de Zuma peut aussi compter sur Yayi Boni désigné par ses pairs président de l’Union Africaine et qui a récemment reçu le président sud africain, lors d’une visite officielle. Contre Ping aussi, on critique son «incompétence» quand à la conduite des crises qui ont miné l’Afrique en 2011. Les 54 délégués devraient les départager dans la matinée, lors d’un vote à bulletin secret. Les ingénieurs chinois ont installé un système de vote électronique sur chaque pupitre. Pour être élu, il faut obtenir les deux tiers des voix. Si cette majorité des deux tiers n’est pas atteinte, d’autres tours de scrutin seront organisés. Pour de nombreux experts, quelque soit la personne qui passe le vote, l’Union africaine devrait connaitre un bouleversement profond dans son mode de fonctionnement, surtout avec la disparition de Khadafi, son principal soutien financier. Verdict attendu dans quelques heures.

Le coude à coude est lancé
JDC)/n


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