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Commission de l’UA: Une sud-africaine pour remplacer Jean Ping

Nkosazana Dlamini-Zuma ancienne chef de la diplomatie, est soutenue par son pays pour la présidence de L’UA, qui doit être renouvelée la semaine prochaine à Addis-Abeba

L’Afrique du Sud fait la promotion depuis mercredi 18 janvier 2012, de la candidature de son ancienne chef de la diplomatie, Nkosazana Dlamini-Zuma pour la présidence de la Commission de l’Union africaine (UA), qui doit être renouvelée la semaine prochaine au siège de l’institution à Addis-Abeba. Ministre des affaires étrangère pour l’Afrique du Sud de 1999 à 2009, Mme Dlamini-Zuma, 62 ans, est actuellement ministre de l’Intérieur. Elle est divorcée du président sud-africain Jacob Zuma. Nous avons ici quelqu’un de grande envergure, d’expérience et ayant une vaste connaissance du continent, a souligné la ministre qui lui a succédé aux Affaires étrangères, Maite Nkoana-Mashabane, lors d’une conférence de presse organisée en marge d’un séminaire gouvernemental à Bela Bela (nord). [i Nous avons rendu visite aux 53 pays (autres membres de l’UA) et nous sommes satisfaits des réactions, car au bout du compte, ça se décidera sur le principe d’un pays, une voix. Madame Dlamini-Zuma sera opposée au président sortant, le Gabonais Jean Ping, président de la Commission de l’UA depuis 2008, candidat à sa propre succession.

La candidate sud-afrcaine joue sur l’aspect genre. Elle souligne par exemple, la valeur symbole que pourrait revêtir la présence d’une femme à la tête de l’organisation panafricaine: Si je suis élue, je travaillerai comme n’importe quel homme politique, mais sans oublier les femmes dont le combat pour l’émancipation continue, a-t-elle dit. Elle joue aussi sur les objectifs de développement. L’orientation majeure prise par l’UA est d’aller vers une accélération du développement en Afrique. Un développement économique, social et culturel. Et la priorité va aux infrastructures, car elles sont cruciales pour le développement économique, a déclaré Mme Dlamini-Zuma.

Là où il y a encore des conflits, l’Afrique doit les résoudre avec ses propres solutions, son propre savoir, a-t-elle ajouté. D’autres sujets de préoccupation du continent ont aussi été abordés par la candidate. L’Afrique du Sud souhaite ainsi permettre à l’Union africaine de repartir d’un bon pied après l’échec essuyé en Libye, où les Occidentaux sont accusés d’avoir privilégié la force au détriment d’une tentative de médiation africaine prévue par l’Onu. C’est du passé, nous devons nous concentrer maintenant sur le futur, a déclaré Mme Dlamini-Zuma, qui mise désormais sur une coordination améliorée entre l’UA et l’ONU, inscrite dans une toute récente résolution du Conseil de sécurité. Interrogée sur la Chine, puissance avec laquelle l’Afrique du Sud cultive une proximité diplomatique de plus en plus manifeste, Mme Dlamini-Zuma a souligné que: l’Union africaine (avait) des liens avec l’Union européenne, les Etats-Unis, l’Amérique du Sud. Elle doit aussi entretenir des liens avec l’Asie, la Chine y compris. Nous devons aussi nous diversifier économiquement (…) La Chine est une grande puissance et l’Union africaine doit interagir avec elle, a-t-elle dit. Pourra-t-elle convaincre, le verdict des urnes sera bientôt connu.

Le Gabonais Jean Ping jouit néanmoins d’un bon réseau de soutien, et de nombreux dirigeants africains n’ont pas toujours apprécié le rôle trouble des sud-africains lors des crises politiques qui sont secoué le continent.

Une sud-africaine pour remplacer Jean Ping à la tête de l’UA?
JDC)/n


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