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Concours d’agrégation CAMES 2013: L’Université de Dschang affiche deux sur trois

Les Docteurs Isidore Leopold Miendjiem et René Njeufack Temgwa ont été reçus dans la section « Droit privé », avec rang de major pour le premier

L’Université de Dschang vient de s’enrichir de deux nouveaux agrégés. Tous les deux enseignent le droit privé. L’institution enregistre deux lauréats sur les trois candidatures présentées au 16ème concours d’agrégation CAMES des sciences juridiques, politiques, économiques et de gestion. Les épreuves ont eu lieu au mois de novembre à Brazzaville. Les succès des Docteurs Isidore Leopold Miendjiem et René Njeufack Temgwa mettent fin à dix années d’attente. Depuis le retour victorieux du Pr Yvette Rachel Kalieu Elongo en 2003, aucun autre enseignant des facultés concernées à Dschang n’avait jusque là réussi. Au départ, il y avait 25 candidats, représentant une dizaine de nationalités dans la section Droit privé. À l’arrivée, il y a 09 admis. Le Dr Isidore Leopold Miendjiem a terminé major. Le Dr René Njeufack Temgwa est classé 5eme ex. Pour le premier, le rang qu’il occupe honore l’Université de Dschang et remet en question le stéréotype « d’université du village » que lui collent certains. Le second est un pur produit de l’institution. Il y a pris une inscription en première année du cycle Licence pour l’année universitaire 1993- 1994.

Apports
Le Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques, laquelle emploie les deux heureux élus, se dit fier de ce résultat. Pour le Pr Henri Désiré Modi Koko Bebey, « la faculté qui comptait six enseignants de rang magistral va désormais en compter huit. Cela augmente la capacité d’encadrement, notamment des thèses de doctorat. Cela améliore aussi la réputation de l’établissement, laquelle dépend du nombre et de la qualité de ses maîtres. En plus, l’Université de Dschang est la deuxième au plan national, derrière l’Université de Yaoundé II, à avoir le plus grand nombre d’agrégés en droit privé (04 au total) ». Il ajoute que l’agrégé est « un excellent chercheur et un très bon pédagogue. Le jury doit s’assurer que le candidat, au-delà de ses travaux a la maitrise des fondamentaux ».

Pour les deux lauréats, l’Université de Dschang a contribué à leur succès. En plus de leur accorder des autorisations de sortie pour aller préparer le concours à l’extérieur, elle les a appuyés financièrement. Ils retiennent surtout cette ultime session de préparation organisée par leur institution, du 17 au 19 octobre 2013, à la demande du Recteur, le Pr Anaclet Fomethe. Le Dr Isidore Leopold Miendjiem pense que cela leur a permis de voir à quel niveau il fallait effectuer les derniers réglages. Le Dr Monique Aimée Mouthieu épouse Njandeu qui avait pris part à cette session de mise au vert a également réussi. L’on se souvient que dans son discours d’ouverture officielle de ladite session, le Recteur affirmait que « le concours d’agrégation apparaît comme une école de la méthodologie de la transmission du savoir. Les agrégés acquièrent l’art de la rhétorique. Vous êtes engagés dans le couloir de formatage dans un moule, à la sortie duquel vous serez différents ». Ils attendent d’être formellement promus « Maitre de Conférences » par le Comité consultatif des universités.

Dr Isidore Leopold Miendjiem et Dr René Njeufack Temgwa
journalducameroun.com)/n

Stimulant
En perspective, le Doyen de la FSJP pense que «ce brillant succès est un grand stimulant pour les jeunes générations. Il me semble que tous ceux qui sont sérieux et qui travaillent devraient aller à ce concours. Je pense qu’en droit public, il y a quelques signaux qui commencent à se montrer. Nous espérons que les publicistes vont nous suivre, les politologues aussi». Sans doute, l’UDS attend désormais que sa Faculté des Sciences économiques et de gestion se jette à l’eau. Les universitaires camerounais ont brillé à ce 16ème concours d’agrégation CAMES. Ils sont présents dans toutes les sections : 02 sur 03 admis en science politique, 01 sur 02 en histoire des institutions, 02 sur 15 en sciences économiques, 04 sur 09 en droit privé, 03 sur 09 en sciences de gestion. Ils sont majors en droit privé, histoire des institutions, science politique et sciences économiques. Ces performances comptent sans doute à l’heure de la notation des universités.


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