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Conflit au Nigéria, l’heure des comptes a sonné!

D’après une source militaire, le dirigeant de la secte est mort. Et avec lui de nombreuses autres personnes

Les combats meurtriers qui ont secoué la ville de Maiduguri ces derniers jours ont cessé jeudi dernier, d’après des sources conjointes AFP – Reuters. En moins de 24 heures, l’armée aurait tué au moins 300 islamistes rien qu’à Maiduguri. Elles ont reçu des renforts pour déloger les islamistes de leur fief. En prévision d’une opération de grande envergure contre les insurgés, un millier d’hommes étaient arrivés de Calabar (sud) et les militaires avaient reçu des véhicules blindés et des mitrailleuses lourdes.

Capturé au cours de l’opération, Le dirigeant de la secte « Taliban », Mohammed Yusuf, a été emmené dans une caserne militaire de cette ville. Il devait être transféré à Abuja, la capitale fédérale, selon une source militaire. La police a annoncé un peu plus tard que le leader des islamistes avait été tué après son arrestation. En fait, une équipe de télévision locale aurait filmé la dépouille de Mohammed Yusuf. Le dirigeant islamiste, que les correspondant de l’AFP affirment avoir reconnu sur les images, était dénudé et son corps criblé de balles. Sa dépouille se trouvait au quartier général de la police à Maiduguri et autour, des policiers jubilaient. Le numéro deux de la secte, Abubakar Shekau, aurait lui, été tué tôt jeudi matin en même temps que 200 partisans en tentant de fuir Maiduguri, avait indiqué une source policière.

La diminution des affrontements ouvre la porte sur les bilans d’une guerre de plus. « Cette ville ressemble à un champ de bataille », a déclaré à Reuters Muhamed Yakubu, habitant de Maiduguri et journaliste, d’après une information rapportée par la chaine France 24. Le président Yar’Adua avait ordonné aux forces de sécurité de prendre toutes mesures nécessaires pour contenir les membres de la secte, qualifiés de « taliban du Nigeria ». La police de Maiduguri a annoncé que les forces de sécurité avaient tué près de 100 membres de la secte dans la seule journée de lundi. Huit policiers, trois responsables de prison et deux soldats ont également perdu la vie.

Dans l’Etat voisin de Yobe, la police a retrouvé les corps de 33 membres de la secte après une fusillade survenue mercredi près de la ville de Potiskum. Plus de 50 personnes avaient été tuées au début des accrochages dimanche dans l’Etat de Bauchi. Par ailleurs, la police affirme avoir libéré 95 femmes et enfants dans l’après midi de mercredi. Ils y auraient été retenus par la secte à Maiduguri. Ses adeptes professent que leurs femmes ne doivent pas être vues par d’autres hommes et que leurs enfants doivent recevoir un enseignement et une éducation exclusivement coraniques.

Au total, on parle de près de six cent morts parmi les quels de nombreux civils piégés par les conflits. Pour certains responsables d’associations humanitaires, la volonté de contenir un mouvement subversif ne doit pas être effectuée au détriment du strict respect des droits de l’homme.

Maiduguri en feu pendant de nombreux jours
xinhnua)/n
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