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Congo: Denis Sassou-Nguesso investi candidat à la présidentielle

Le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a désigné lundi le président Sassou-Nguesso comme son candidat à la présidentielle anticipée du 20 mars

Sans surprise, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir, a désigné ce lundi le président Denis Sassou-Nguesso comme son candidat à la présidentielle anticipée du 20 mars. Ce choix a été fait à l’unanimité, selon le comité d’investiture qui a tenu son conclave pendant deux jours.

Comme en 1992, 2002 et 2009, le président Sassou-Nguesso sera le candidat du Parti congolais du travail (PCT) à la prochaine présidentielle. Il briguera donc un troisième mandat le 20 mars prochain, comme le lui permet la nouvelle Constitution entrée en vigueur en novembre.

« C’est le meilleur choix », a déclaré Pierre Ngolo, secrétaire-général du PCT qui a présidé les travaux du comité d’investiture. « Nous avons fait le bon choix, le meilleur choix qui dans les pays à tradition boursière, ferait s’envoler les bourses, parce que les citoyens sont conscients, les investisseurs rassurés et l’économie sûre d’être dynamisée », a-t-il déclaré.

Denis Sassou-Nguesso est présenté comme l’homme de la situation par Alain Moka et Jean-Pierre Manoukou-Kouba, membres du bureau politique du PCT. « Vous savez que la conjoncture internationale est très délicate. Il y a du vent, il y a de la tempête. Il faut quelqu’un d’avéré pour pouvoir tenir le bateau et l’amener à bon port, et c’est Denis Sassou-Nguesso », a déclaré Alain Moka.

« Il a tout ce qu’il faut pour rassurer, surtout en ces temps tumultueux », a pour sa part estimé Jean-Pierre Manoukou-Kouba.

Pour son parti, c’est « un acte de loyauté et de responsabilité. Le chef de l’Etat incarne le rassemblement, la paix et l’unité nationale ».

« Un faux événement »
Pour l’opposition congolaise, « c’est la chronique d’une décision déjà annoncée. Un faux événement : le PCT n’a qu’un seul chef ». Il faut dire que le suspense n’avait rien d’insoutenable. Depuis les premiers appels à une nouvelle candidature du président congolais, le scénario est écrit d’avance : un dialogue boycotté par une grande partie de l’opposition ; puis en octobre, un référendum pour faire sauter le verrou constitutionnel. Les contestations de l’opposition n’y changeront rien. Denis Sassou-Nguesso a désormais la possibilité de faire trois nouveaux mandats lui qui cumule déjà plus de 30 années à la tête du pays.

Guy-Romain Kinfoussia, porte-parole de la principale coalition d’opposition (Frocad-IDC), n’est pas du tout surpris.

Denis Sassou Nguesso, le 22 octobre 2010 à Montreux.
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