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Consommation des ménages: Augmentation des prix au premier semestre 2011

L’institut national de la statistique confirme la tendance générale à la hausse ressentie par les différents ménages au Cameroun

Une hausse généralisée de près de 2,8%
Pour les ménages camerounais, la facture de la consommation aura été lourde au cours du premier semestre de cette année 2011, par rapport à la situation prévalant en 2010 à la même période. L’information contenue dans un récent rapport de l’institut nationale de la Statistique (INS) du Cameroun, confirme le ressenti général des ménages. «Les prix des produits à la consommation finale des ménages ont augmenté de 2,8% au cours du premier semestre 2011 par rapport au même semestre de l’année 2010. Cette hausse était de 0,4% il y a un an », peut-on lire dans le rapport intitulé « Evaluation de l’inflation au cours du premier semestre 2011 ». Cette augmentation, précise le rapport, affecte l’ensemble du territoire, avec des pics dans certaines régions comme celles du nord-ouest (Bamenda), qui ont connu des augmentations de près de 6% des prix sur certains produits. « Avec une hausse de 5,9%, Bamenda se place en tête, suivie par Bafoussam (3,4%), Yaoundé (3,1%) et Douala (3,0%)», précise le rapport. Cette hausse du niveau général des prix résulte principalement du renchérissement des produits alimentaires (5,0%) et de la progression des dépenses de maison (3,3%).

Une hausse qui touche directement les produits de consommation usuels
Un tour dans les différents marchés de Yaoundé la capitale camerounaise, apporte plus de compréhension au rapport de l’INS. Ce qui frappe c’est que ces hausses touchent les aliments les plus habituellement consommés et qui sont produits sur place au Cameroun. On observe ainsi pour confirmer avec le rapport, une remontée des prix du manioc (12,5%), de la patate douce (10,9%) et du macabo (10,5%). Augmentation aussi des prix des légumes, des légumineuses et grains (8,3%), avec une pointe particulière sur celui du haricot blanc Niébé (39,2%) et du haricot sec rouge (35,6%) et de l’arachide sèche décortiquée de la partie septentrionale (17,3%). Sur les protéines animales, on peut observer et confirmer encore avec le rapport, la hausse des prix des poissons, crustacées et mollusques (6,9%). On notera enfin la montée des prix des huiles, graisses et divers (6,9%) et de l’huile de palme (14,5%). Au ministère du commerce on se refuse à commenter cette situation, qui demeure un problème majeur de l’économie camerounaise. Le rapport de l’INS fait une proposition que de nombreux experts jugent discutable. « Les actions gouvernementales visant à contenir l’inflation et lutter contre la vie chère doivent être poursuivies et intensifiées. Il s’agit notamment de la poursuite des campagnes de ventes promotionnelles des produits de grande consommation » indique le rapport. Sur le terrain pourtant, aucune évaluation de ces ventes promotionnelles n’a encore été faite. Il apparait clairement pourtant avec la hausse des prix qu’elles manquent de pertinence. Février 2011, le président Biya a crée la MIRAP (Mission de régulation des approvisionnements des produits de première nécessité) et nommé des dirigeants. Mais depuis sa création, cette structure est restée bien discrète sur le marché. L’INS prévoit de nouvelles hausses de prix d’ici à la fin de l’année. Les prix sur le marché sont encore plus hauts qu’en 2008 lorsque des émeutes avaient éclaté.

Evolution de l’indice des prix des différents groupes de produits
Ins)/n


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