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Consommation du poisson : l’offre camerounaise

Les perspectives du ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales font état de 17 tonnes à atteindre annuellement. En deçà de la demande locale.

La toute première unité-pilote d’aquaculture intensive a été inaugurée à Meyomessala, dans la région du Sud, le 08 février 2014 par le Dr Taïga, ministre de l’Elevage des Pêches et des Industries animales. A l’occasion de la présentation de cet investissement, le Dr Taïga a relevé que cette unité permettra d’atteindre une production annuelle de 17 tonnes de poisson de table. Essentiellement le poisson-chat, encore appelé silure au Cameroun. Interrogé sur les perspectives de l’aquaculture commerciale dans le quotidien Cameroon Tribune du 13 février, le ministre a indiqué : « nous visons à terme produire 100.000 tonnes de poissons à partir de l’aquaculture ». Chiffres qui pourraient être atteints éventuellement, en fonction « de la capacité d’adoption de la technologie », a-t-il précisé.

Ces perspectives sont nettement inférieures par rapport à la demande locale. Le Cameroun importe la quasi-totalité des poissons consommés par les ménages. Selon les chiffres de l’Association camerounaise de défense des intérêts collectifs (Acdic), en 2011, le Cameroun a importé 217.779 tonnes de poissons et 99.597 tonnes en 2012. Le poisson tout comme le riz, le lait, les huiles, les abats et volailles constituent des denrées dont l’importation massive aggrave chaque année le déficit de la balance commerciale du Cameroun.

La production camerounaise ne compense pas la quantité de poissons importée annuellement.
afrique.arte.tv)/n


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