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Contentieux pré-électoral: La Cour Suprême rejette plusieurs dossiers

Statuant comme conseil constitutionnel, l’instance a fait face à de nombreux recours

La Cour Suprême du Cameroun statuant comme Conseil constitutionnel a ouvert mardi 13 août 2013 les débats sur le contentieux pré-électoral en vue des législatives et municipales du 30 septembre prochain. En fin de journée, de nombreux dossiers avaient fait l’objet de rétractation par les plaignants ou de rejet. La première plainte était celle d’un candidat au mandat de député du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun de Maurice Kamto. Fidel Ndjoumbissi avait introduit une requête auprès du Conseil pour demander l’annulation des listes de l’Union démocratique du Cameroun (Udc) de Ndam Njoya dans l’une des circonscriptions du Wouri, pour non-respect de la prise en compte de toutes les composantes sociologiques. Mais sans qu’on ne puisse comprendre pourquoi, le plaignant s’est désisté. Une autre plainte du même genre a été examinée et mettait en cause le Social Democratic Front de John Fru Ndi. Mais la cause a été rejetée, les plaignants ne pouvant apporter une preuve légale de ce qui s’est vraiment passé. Une autre catégorie de recours a concerné le RDPC. Sans surprise, le juge constitutionnel a systématiquement rejeté les recours au motif que les critères de sélection au sein du RDPC relevaient de mécanisme interne.

Au cours de la première journée d’audience, seul le parti de Garga Haman Adji de l’Alliance pour la Démocratie et le Développement semble avoir prospéré. Les listes de ce parti avaient été rejetées par Elecam dans les circonscriptions électorales des régions situées au nord du pays, pour non-respect de l’approche genre et non prise en compte des composantes sociologiques. Il était notamment reproché à ce parti, de n’avoir pas investi de femmes tête de liste. Dans sa ligne de défense, monsieur Adji célèbre pour avoir démissionné du gouvernement de Paul Biya il y a longtemps, a mis en cause ELECAM démontrant que l’instance avait mené une politique de deux poids deux mesures.

Pour certains acteurs politiques, ce contentieux n’aura pas tenu compte des problèmes fondamentaux. « Je pense en mon âme et conscience qu’il était important que la Haute juridiction de mon pays soit saisie pour que le Cameroun sache que dans le Nyong et Kellé, les élections législatives ne se passeront pas bien parce que l’immoralité ne peut pas servir de base à l’honorabilité. Le député au Cameroun est appelé honorable. Nous ne pouvons pas briguer le mandat qui nous confère le statut d’honorable en posant des actes peu honorables. C’est franchement déshonorant. Le seul fait que la Cour suprême de mon pays siégeant comme Conseil constitutionnel m’ait honoré en me donnant la parole est une victoire morale pour la démocratie de demain » a déclaré selon le Messager Charlie Mbock une des figure de l’UPC et dont la requête a été rejetée.

Image d’illustration

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