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Contentieux pré-électoral : les réactions des acteurs politiques

Vincent Sosthène Fouda. ©Droits réservés

 Au sortie de l’audience d’examen des recours pré-électoraux, plusieurs acteurs politiques présents ont accepté de s’exprimer sur les décisions prises par le conseil constitutionnel.

Le rejet des 12 recours présentés devant le conseil constitutionnel dans le cadre du contentieux pré-électoral, a suscité des réactions au sein de la classe politique camerounaise concernée par cette audience. Pour les cadres du parti au pouvoir RDPC par exemple, la confirmation de la validation de la candidature de Paul Biya, malgré les trois recours en annulation qui avaient été déposés contre celle-ci, est vue comme un soulagement.

Selon Benoit Ndong Soumhet, le dossier du RDPC était solide. «Les recours ont été tous rejetés parce que le Conseil constitutionnel a bien accompli son office. La plupart de ces recours étaient purement fantaisistes. On a relevé le défaut de qualité, d’intérêt pour agir…c’était fantaisiste. On n’a enregistré aucun recours venant des autres candidats, ce qui montre que le RDPC prend des précautions dans la constitution de ses candidatures», a-t-il affirmé. Des propos que soutient Gregoire Owona, secrétaire général adjoint du RDPC, qui estime que « le droit a été dit ». « Il ne reste plus qu’à préparer la campagne dans la sérénité, en sachant que les choses sont devenues définitives (…) Il y a des tas de choses à faire, je ne vais pas le dévoiler, mais vous voyez bien comment le débat est en train de s’accélérer», ajoute-t-il.

Du coté des candidats recalés cependant, la joie n’était pas au rendez-vous. Dans une publication sur son compte Facebook, Olivier Bile a fustigé la deuxième institution de la République : « Le Conseil constitutionnel que nous avons réclamé depuis des lustres n’est pas digne des ambitions de progrès de notre pays ». Vincent Sosthène Fouda, quant à lui, dénonce un vide juridique qui, de son point de vue, aurait dû faire valider sa candidature malgré l’absence de certaines pièces. «En droit, la coalition de partis politiques n’est pas possible dans notre pays. Nous sommes allés aux élections de 2013 en coalition de partis. Et quand on va en coalition, il faudrait que le Code électoral prévoit quelque chose. Vous allez en coalition, vous avez des élus, mais au final il faudrait que ce soit un parti qui réponde de ses élus là », a-t-il expliqué.

Kum Ane Ihims du Bilingual Yaoundé political party (Biya party) a également contesté la décision du Conseil constitutionnel, argumentant que les décisions prises par cet organe n’étaient pas « digne des juristes qui le composent ».

 

 

 

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