› Présidentielle 2018

Contentieux pré-électoral : tous les recours rejetés par le Conseil constitutionnel du Cameroun

A l’issue de l’audience d’examen des recours pré-électoraux par cette instance vendredi dernier, aucune candidature rejetée par Elecam n’a été repêchée.

Aucun des neuf candidats ayant soumis douze requêtes à l’appréciation du Conseil constitutionnel n’a été repêché, lors de l’audience relative à l’examen des recours pré-électoraux qui s’est déroulée vendredi dernier. 11 recours sur les 12 déposés au Conseil constitutionnel (CC) ont, en effet, reçu un verdict sans appel ; celui d’Aboubakar Kamaldine n’ayant pas été examiné, au motif qu’il n’était pas habilité à déposer un recours, car n’ayant pas fait acte de candidature.

Pendant huit heures de temps, les membres du Conseil constitutionnel ont passé en revue les différents dossiers, dont la plupart tombaient sous le coup des articles 122 et 124 du code électoral portant constitution de la candidature à l’élection présidentielle. L’on a ainsi pu noter, lors de la lecture des différents rapports, que les rejets du conseil électoral d’Elecam avaient principalement pour motif, la non présentation du quitus de versement de la caution de 30 millions de francs CFA.

Dans ce cas de figure, on a retrouvé les dossiers les plus médiatisés à savoir ceux de Vincent Sosthène Fouda du Mouvement camerounais pour la social-démocratie (MCSD) et d’Olivier Bile de l’Union pour la Fraternité et la Prospérité (UFP). Le premier plaignant, dans sa plaidoirie, n’a pas pu démontrer que son dossier rejeté par Elecam contenait le certificat de versement du cautionnement de 30 millions de francs CFA. Le second, quant à lui, a affirmé qu’il n’avait pas déposé sa caution, car « les agents en service au Trésor étaient partis» à son arrivée dans leurs services. Seulement, une irrégularité sur la date d’un procès-verbal a disqualifié son dossier sur le fil.

Le rejet d’Elecam a aussi été confirmé pour Bertin Kisob, Valentin Engono, président de l’Union camerounaise pour la démocratie et l’innovation, et pour les candidatures indépendantes du Révérend Rigobert Gaban Midanha et de Geneviève Zeh Amvene. Pour chacune des deux dernières candidatures citées, l’absence des 300 signatures exigées aux candidats indépendants a également été évoquée comme motif.

Au final, les trois recours demandant l’annulation de la candidature du candidat Paul Biya n’ont eu plus de succès que les demandes de réhabilitation. Passée cette étape, les regards sont désormais tournés vers le 7 octobre, date de la prochaine présidentielle.


L’Info en continu
  • Cameroun
  • Afrique & Monde
Toute l’info en continu
À LA UNE


SondageSorry, there are no polls available at the moment.
Back top
error: Contenu protégé