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Corée du Sud: Une femme prend les rênes du pouvoir

Nouveau chef d’Etat de la Corée du Sud, Park Geun Hye entre dans l’histoire comme deux autres africaines avant elle

Park Geun-Hye est depuis ce lundi 25 février la nouvelle présidente de la Corée du Sud. Elle rentre dans l’histoire de son pays comme la première femme à occuper ce poste. Dès sa prise de fonction, elle s’est voulue ferme, et autoritaire face à la menace que représente son voisin la Corée du Nord. La nouvelle présidente, a averti lundi qu’elle ne tolèrerait pas la moindre provocation du Nord, tout en promettant de conduire avec son voisin et frère ennemi la politique des petits pas, comme annoncé pendant la campagne. Le récent essai nucléaire de la Corée du Nord est un défi pour la survie et l’avenir du peuple coréen a déclaré Park lors de son discours d’investiture. [i Qu’on ne s’y trompe pas, la principale victime sera la Corée du Nord elle-même. Je ne tolèrerai pas une quelconque action qui menace les vies de notre peuple et la sécurité de notre nation a assuré la présidente aux 70.000 personnes rassemblées devant le Parlement à Séoul. Cet exemple de fermeté féminine est aperçu sur le continent africain comme du «déjà vu» face à la gente féminine qui tutoie de plus en plus les hommes. Le Libéria et le Malawi bien qu’ils en soient les principales vitrines, d’autres changements sont intervenus sur le continent africain qui font croire que les femmes en veulent encore d’avantage.

Le discret Printemps des Africaines
Bien que l’élection et la prestation de serment de Park Geun -Hye reçoive un écho planétaire, en Afrique, de plus en plus de femmes accomplissent parfois dans l’anonymat un parcours similaire. En Juillet 2012, après une lutte âpre face au président Jean Ping, Dlamini Zuma accédait à la fonction de présidente de la commission de l’Union Africaine, et devenait la première femme dans l’histoire de cette institution panafricaine à assumer cette responsabilité. Elle est aujourd’hui entrain de vouloir donner une autre vision à cette institution longtemps rester en berne et dont le 50 anniversaire se célébrera en mai prochain à Addis-Abeba en Ethiopie. Quelques mois plutôt c’est Fatou Bensouda, une juge gambienne qui devenait procureur générale à la cour Pénal internationale (CPI). Cette nomination, bien qu’attendue, est une reconnaissance au niveau planétaire du travail accompli par les femmes en Afrique. Sur le plan de la politique nationale, au Libéria, Helen Johnson Sirleaf rempilait pour un second mandat, après sa victoire assez disputée lors des présidentielles. Au Malawi, Joyce Banda, ancienne vice-président, prenait le pouvoir après le décès subit du président Mutharika, en avril 2012. En Afrique, comme partout ailleurs dans le monde, l’entrée en fonction de Park Geun Hye devrait être une source d’inspiration de plus pour de nombreuses femmes.


theaustralian.com.au )/n
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