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Côte d’Ivoire: La CPI veut plus de preuves avant de Juger Gbagbo

Les partisans ont appelé à prononcer sa « relaxe pure et simple » estimant que l’accusation a échoué à apporter des preuves de sa culpabilité

Le dossier de l’accusation n’est pas vide, disent en substance des juges, mais il doit être assez solide pour aller au-delà de simples supputations et permettre de renvoyer Laurent Gbagbo en procès. Fort de ce rebondissement, le procureur aura donc jusqu’à mi-novembre pour présenter un dossier plus solide. Les juges lui demandent notamment des éléments sur la structure des Forces pro-Gbagbo, qui auraient commis des meurtres, des viols et des persécutions. Les magistrats demandent aussi des éléments sur les « groupes armés » qui soutenaient le nouveau chef de l’Etat, dont les Forces nouvelles, dirigées alors par Guillaume Soro, aujourd’hui président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire.

Au cours des débats à la Cour, fin février, la défense de Laurent Gbagbo avait notamment plaidé qu’au moment des faits, il se battait contre des opposants qui avaient érigé une véritable armée, et non contre des civils. En attendant, Laurent Gbagbo reste incarcéré dans la prison des criminels de guerre à La Haye. La défense pourra demander une mise en liberté provisoire. Mais jusqu’ici, elle a toujours été déboutée, au motif que Laurent Gbagbo disposerait toujours d’un vaste réseau de partisans, susceptible de l’aider à fuir la justice.

Les partisans de Laurent Gbagbo ne sont pas restés insensibles. Selon eux, le bureau du procureur de la CPI, en dépit du temps relativement long (2 ans) et des moyens colossaux dont il a bénéficié pour mener à bien ses enquêtes, n’a pas été en mesure de produire des (éléments) probants pour étayer ses accusations de crimes dont le président Laurent Gbagbo se serait rendu coupable, a affirmé le Front populaire ivoirien (FPI) dans un communiqué. Le parti, qui n’a eu de cesse de proclamer l’innocence de son président-fondateur, s’estime, aujourd’hui plus qu’hier, fondé à demander légitimement à la CPI sa libération afin de renforcer sa propre crédibilité, a-t-il souligné. Assurant que sa libération constituera le socle d’une réconciliation nationale réelle, le FPI a invité instamment l’Union africaine à intervenir auprès de l’ONU pour que la CPI prenne la décision équitable de la relaxe pure et simple du président Laurent Gbagbo.

La CPI veut plus de preuves avant de Juger Gbagbo
africapresse.com)/n
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