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Côte d’Ivoire: les forces pro-Ouattara contrôleraient San Pedro

Premier port d’exportation de cacao au monde, c’est une zone stratégique pour le pays et les deux camps

Les Forces républicaines de Côte d’ivoire (FRCI) du président ivoirien reconnu par la communauté internationale Alassane Ouattara ont accentué mercredi leur pression sur le régime du président sortant Laurent Gbagbo en prenant la capitale politique Yamoussoukro quatre mois après le début d’une meurtrière crise post-électorale. Les FRCI, regroupant essentiellement les ex-rebelles qui tiennent le nord du pays depuis 2002 et des soldats de l’armée loyaliste qui ont fait défection, ont lancé lundi une vaste offensive dans tout le pays, prenant plusieurs grandes villes, dont la capitale administrative Yamoussoukro. Aux dernières informations, ils auraient fait tomber San pedro. Les Forces républicaines sont entrées mercredi soir à San Pedro (sud-ouest) ont indiqué à l’AFP des habitants. Ce port est stratégique pour la Côte d’Ivoire, premier exportateur mondial de cacao, en effet, la moitié des exportations de cacao du pays transitent par ce port. Un peu plus tôt dans la journée, les combattants pro-Ouattara avaient pris la ville de Soubré, située à 120 km au nord de San Pedro. Ils ont également pris le contrôle mercredi de la ville de Gagnoa (centre-ouest), dans la région natale du président sortant Laurent Gbagbo.

L’ONU hausse le ton
Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté mercredi à l’unanimité une résolution qui impose des sanctions au président sortant Laurent Gbagbo et à son entourage, et exige son départ immédiat. La résolution 1975, présentée par la France et le Nigeria, impose « des sanctions ciblées » contre cinq individus, y compris Laurent Gbagbo et sa femme Simone: un gel des avoirs et une interdiction de voyager. L’Union européenne et les Etats-Unis ont déjà adopté des sanctions à l’égard de l’ancien président. Dans la résolution, le Conseil de sécurité apporte son « plein appui » aux forces de l’ONU en Côte d’Ivoire (Onuci) pour utiliser « tous les moyens nécessaires » pour assurer leur mandat qui est de protéger les civils et d’empêcher l’utilisation d’armes lourdes contre les populations civiles. Le Conseil de sécurité se déclare « profondément préoccupé par la récente escalade de la violence en Côte d’Ivoire » et considère « que les attaques actuellement menées en côte d’Ivoire contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l’humanité et que leurs auteurs doivent être tenus responsables en vertu du droit et des institutions internationaux, y compris la Cour pénale internationale, chaque fois qu’il y a lieu ».

Dans une annexe, la résolution liste les personnes visées par les sanctions. Mis à part Laurent Gbagbo et son épouse Simone, Désiré Tagro, secrétaire général du « cabinet présidentiel » de M. Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan, président du Front populaire ivoirien et Alcide Djédjé, conseiller proche de Laurent Gbagbo.

Les forces pro-Ouattara le 29 mars 2011 à Duekoué
AFP)/n


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