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Côte d’Ivoire: Second tour historique de tous les espoirs ce dimanche

Les deux candidats ont promis de respecter le verdict des urnes

La tension monte et monte, et fait même craindre le chaos avant demain dimanche 28 novembre 2010, date prévue pour le second tour de l’élection présidentielle en Côte d’Ivoire. Les militants des deux candidats, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, qui s’affronteront dans les urnes, semblent être parvenus au point de l’intolérance dans cette période de fin de campagne. Ils sont décidés à en découdre, non plus par les bulletins de vote, mais par les machettes et les gourdins qui sont devenus les modes d’expression. L’expérience en a été faite une fois le jeudi 25 novembre 2010. Le village d’Abobo-Baoulé, village Ebrié situé dans la commune d’Abobo, a été pris d’assaut aux environs de 15 h par des individus armés, dit-on, de machettes et de gourdins. Ces visiteurs indélicats seraient venus par le quartier d’Abobo-Clouetcha, et s’en sont pris d’abord aux jeunes qui ont en charge de surveiller le village. Sur leur lancée et dans leur volonté d’en finir, avec les armes blanches qu’ils détenaient selon des témoins, « ces assaillants » d’un jour ont agressé tous ceux qu’ils ont trouvés sur leur chemin. La cible finale des visiteurs, à savoir le QG de campagne du candidat de La Majorité Présidentielle (Lmp) Laurent Gbagbo dans ce village, qui a été saccagé, laisse penser que ces jeunes armés de machettes et de gourdins, sont proches du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (Rhdp) dont le candidat à l’élection présidentielle est Alassane Ouattara.
De l’autre côté, est née aussi une plainte. Les partisans de Lmp ont concocté, un plan diabolique d’attaque contre Le Nouveau Réveil, Le Patriote, L’expression, Le Mandat, Le Démocrate et Le Jour plus, tous des journaux proches du Rhdp. « L’exécution de ce plan est prévue pour ce jour samedi 27 novembre. A en croire nos sources, l’objectif visé est de priver d’informations, les Ivoiriens, notamment les électeurs et l’opinion internationale en déchirant lesdits journaux. La décision a été arrêtée au terme d’une réunion tenue secrètement, il y a quelques jours, par des leaders Lmp et leurs partisans en charge de la basse besogne.» A écrit paul Koudou, un journaliste. Selon lui : « ils ont annoncé les couleurs, toujours selon nos sources, car notre confrère L’Expression, a fait les frais de la désinvolture politique du camp Lmp. Ce qui choque le bon sens, c’est que les observateurs nationaux et internationaux restent bouche cousue face à la montée en puissance des actes de banditisme politiques orchestrés par Lmp et ses jeunes partisans. »

Dans ce conteste politique très tendu, le Président Blaise Compaoré, réélu à plus de 80% à l`issue du scrutin du 21 novembre 2010 à la tête de l’Etat burkinabé, a immédiatement repris sa médiation dans la crise ivoirienne. Ce samedi 27 novembre 2010, il est à Abidjan dans le cadre du second tour du scrutin présidentiel prévu pour le lendemain dimanche 28 novembre. Blaise Compaoré s’est rendu en Côte d’Ivoire pour apaiser les tensions constatées dans la capitale économique Abidjan et à l’intérieur du pays, ces derniers jours. A la veille du second tour de l’élection qui oppose le président sortant Laurent Gbagbo au candidat du Rassemblement des républicains (RDR), Alassane Ouattara, le président burkinabé devra s’entretenir avec les différentes parties en vue de faciliter la tenue de cette échéance électorale censée ramener la paix et la quiétude en Côte d’Ivoire. Médiateur dans la crise ivoirienne depuis l’accord politique de Ouagadougou signé le 4 mars 2007, Blaise Compaoré est intervenu à plusieurs reprises pour ramener le calme quand la tension montait un peu trop en Côte d’Ivoire. Il y revient donc à Abidjan pour tenter d`apaiser une « atmosphère électorale surchauffée« , a indiqué la Présidence ivoirienne dans un communiqué. Blaise Compaoré, échangera ce 27 novembre avec les deux finalistes de la présidentielle ivoirienne, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara. Le déplacement du médiateur à Abidjan, selon le service communication de la présidence ivoirienne, « devrait contribuer à apaiser l’atmosphère électorale surchauffée depuis le début de la campagne pour le second tour » ajoutant que les deux candidats « devraient accorder les violons avec Blaise Compaoré pour que le verdict des urnes soit accepté par tous, afin que la Côte d`Ivoire retrouve le chemin de la paix définitive. »
De toute façon, le 28 novembre est un jour capital pour les Ivoiriens, un jour si attendu et si redouté. Si attendu parce que consacrant une élection qui devrait permettre à la Côte d’Ivoire de fermer une des parenthèses les plus troubles et les plus douloureuses de son histoire récente. Si redouté car, pour que ce rêve se concrétise, il faut que ce scrutin se déroule dans le calme, la transparence et que les résultats issus des urnes soient acceptés par tous. Après la fermeture des bureaux de vote, le président sortant Laurent Gbagbo a promis d’instaurer un couvre feu sans autres précision, notamment concernant sa fin.


Journalducameroun.com)/n
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