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Côte d’Ivoire: Un meeting organisé par les pro-Gbagbo

Les partisans de l’ex-président ivoirien ont organisé dimanche à Abidjan un meeting, pour « briser la peur » et réclamer sa libération

Quelques centaines de militants du Front populaire ivoirien (FPI), le parti créé par M. Gbagbo se sont rassemblés dans le calme à Koumassi, un quartier populaire de la capitale économique ivoirienne.Il faut briser la peur en nous a lancé Jules Yao Yao, député FPI de Koumassi, initiateur de cette manifestation, habillé d’un pagne à l’effigie de M. Gbagbo.Nous demandons au chef de l’Etat (ivoirien) Alassane Ouattara de libérer Gbagbo, parce que sans Gbagbo il n’y a point de réconciliation en Côte d’Ivoire a affirmé M. Yao, membre des instances dirigeantes du FPI. Il explique les raisons et les enjeux de ce premier rassemblement des militants du FPI Depuis la crise les militants du Front populaire ivoirien se sont terrés. Terrés, non pas par leur propre volonté mais par la peur. Figurez-vous, que tout simplement parce que quelqu’un a porté un tee-shirt avec l’effigie de Laurent Gbagbo, cela peut lui coûter la vie. Moi-même, j’ai donné l’exemple en m’habillant tout en FPI pour montrer qu’à compter de cette date, on peut s’habiller FPI et sortir. Et donc nous pensons que nous avançons. Ce premier meeting est une incitation à tous les militants de faire fonctionner normalement le parti. Et nous interpellons en même temps le pouvoir de faire en sorte que tous les prisonniers, en tête Laurent Gbagbo, soient relâchés. Interrogé sur des rumeurs de déstabilisation du régime actuel, il a répondu: le FPI est pour une prise du pouvoir d’Etat par les urnes.[Nous préférons la force des arguments à l’argument de la force] a souligné l’opposant.

S’il y a une raison qui donne espoir aux cadres du Fpi pour les futures batailles politiques c’est bien le fait que malgré la « tempête », le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, n’a pas dissout le parti de Laurent Gbagbo, son adversaire politique. Et quand Michel Amani N’guessan, membre du secrétariat du Fpi, peut s’en réjouir, cela ne l’empêche pas d’asséner quelques coups au camp présidentiel Après le 11 avril, Alassane Ouattara n’a pas dissout les partis politiques. C’est pourquoi je suis venu pour voir ce que je vais voir. Je suis venu pour vérifier où en est la Côte d’Ivoire, a dit l’ancien ministre de la défense, invité au meeting de Koumassi. Puis se livrant à une analyse de la situation politique du moment, il poursuit : Je me rends compte qu’on peut se réunir. La preuve nous est donnée de sortir dans ce pays. Sous Houphouët-Boigny qui crachait du feu, Laurent Gbagbo s’est opposé et il n’y a rien eu. Nous allons nous opposer à Ouattara et il n’y aura rien. Nous allons renverser la vapeur et nous allons reprendre le pouvoir a fait savoir le député de Bodokro. Gbagbo a été arrêté par les forces pro-Ouattara, appuyées par la France et l’ONU, après quatre mois de crise, dont deux semaines de guerre, née de son refus de reconnaître sa défaite à la présidentielle de novembre 2010. La crise a fait au moins 3.000 morts. M. Gbagbo et plusieurs dizaines de personnalités de l’ancien régime sont inculpés et en détention préventive. La démission inattendue le 11 juillet de Mamadou Koulibaly, l’ex-numéro deux assurant l’intérim de la présidence du parti, a porté un coup sévère au FPI, qui a dominé la vie politique et économique pendant une décennie.

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asadhu.com)/n


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