Politique › Institutionnel

Cour suprême: Lancement de l’année judiciaire

L’audience solennelle de rentrée a eu lieu ce jeudi 23 février 2012 en présence des grands corps de l’Etat sur fond de protection des droits fondamentaux

Il y avait du monde ce jeudi 23 février 2012 à la Cour suprême à l’occasion du lancement de l’année judiciaire au Cameroun. Selon une tradition bien établie, au début de chaque année, et la loi précise bien au plus tard le 28 février, la Cour suprême tient une audience solennelle de rentrée sous la présidence de son premier président. En effet, Alexis Dipanda Mouelle, s’est acquitté de cette tâche en présence des chefs des Cours d’appel ainsi que des responsables des juridictions inférieures en matière administrative et des comptes. Selon les usages, cette audience se tient avec comme personnalités invitées, le président de l’Assemblée nationale et les membres du bureau, le Premier ministre et l’ensemble du gouvernement, le président du Conseil économique et social, les membres du corps diplomatique, les responsables des partis politiques et les responsables des professions judiciaires. Ce parterre a ainsi eu le loisir de suivre les réquisitions du procureur général près la Cour suprême et l’allocution du premier président. Le thème retenu cette année porte sur la Protection des droits fondamentaux.

Le respect des droits fondamentaux et des libertés pose-t-il problème au Cameroun?
Si l’on en juge par le choix opéré par le Premier président de la Cour suprême, Alexis Dipanda Mouelle, s’appesantir sur un tel thème s’apparente à ce qu’il a lui-même appelé une question majeure relative à la préservation de la dignité humaine. Face à un auditoire constitué du bureau de l’Assemblée nationale, du gouvernement conduit par le Premier ministre, Philemon Yang, du corps diplomatique, de la famille judiciaire et des autres grands corps de l’Etat, le Premier président de la Cour suprême a tenu à rappeler que les droits fondamentaux sont garantis par la constitution, la loi; les textes internationaux ou supranationaux. C’est ainsi que leur protection appelle l’intervention du juge constitutionnel, administratif, judiciaire ou international dans le cadre d’un contrôle vertical ou horizontal.

Le premier président près la Cour Alexis Dipanda Mouelle
Journalducameroun.com)/n

S’il est communément admis que c’est d’abord au juge administratif qu’incombe cette noble mission en tant que garant de la protection des droits de l’homme. Alexis Dipanda Mouelle a rappelé le rôle du juge dans le combat pour la dignité humaine. Il peut, s’il juge une loi caduque dans le cadre d’un contentieux privé entre deux Camerounais, l’écarter et s’appuyer sur des traités et accords ratifiés par le Cameroun. Il dispose ainsi de nombreux instruments juridiques qui lui permettent de rendre ses décisions en toute conscience. Pour illustrer son propos, le Premier président de la Cour suprême a cité le philosophe Pascal pour qui: Si le juge échoue à protéger les libertés fondamentales, c’est qu’il a échoué en tout. Peu importent les obstacles et les moyens. Avant Alexis Dipanda Mouelle, c’est le Procureur général près la Cour suprême qui a présenté ses réquisitions au nom du Parquet général. Martin Rissouk à Moulong a axé son propos sur «la motivation des décisions de justice». L’audience solennelle de ce jeudi 23 février avait également valeur de clôture de l’année judiciaire 2011 et l’ouverture de l’année judiciaire 2012.

La photo de famille des membres de la Cour Suprême lors de la rentrée solennelle
Journalducameroun.com)/n


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