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Cour suprême: Peine de 25 ans de prison confirmée pour Lydienne Eyoum

La Haute juridiction du Cameroun a confirmé mardi le jugement rendu par le Tribunal criminel spécial (TCS) à l’encontre de l’avocate franco-camerounaise, condamnée pour détournement de deniers publics

La Cour suprême du Cameroun a confirmé mardi la condamnation à 25 ans de prison de l’avocate française d’origine camerounaise Lydienne Yen-Eyoum, jugée en 2014 à Yaoundé pour détournement de fonds, a-t-on appris de source judiciaire.

Le pourvoi en cassation introduit auprès de la Cour suprême par Me Yen-Eyoum le 29 septembre 2014 avait été examiné le 28 mai par les magistrats de la section spécialisée de la haute juridiction. Lors de l’audience, le conseilleur-rapporteur (magistrat qui prépare le dossier pour la Cour) s’était prononcé pour le rejet du pourvoi.

Le 26 septembre 2014, le Tribunal criminel spécial (TCS), juridiction spécialisée dans la répression de la grande corruption, avait reconnu Lydienne Yen-Eyoum coupable du détournement de 1,077 milliard de FCFA (1,5 million d’euro) et l’avait condamnée à 25 ans de prison. L’avocate avait attaqué la décision devant la Cour suprême, en dénonçant la violation de plusieurs dispositions légales.

Écrouée depuis janvier 2008, s’est toujours dite « innocente ».

Me Yen-Eyoum, mandatée par le ministère camerounais des Finances, avait mené en 2004 une opération de recouvrement des créances de l’ex-Office national de commercialisation des produits de base (Oncpb) auprès de la SGBC, filiale de la banque française Société générale en contentieux avec l’Etat camerounais. La justice camerounaise lui a reproché d’avoir gardé par devers elle une partie des fonds recouvrés.

Devant la Cour suprême, Me Yondo Black, l’un des avocats camerounais de la Franco-camerounaise, avait accusé cette filiale d’être à l’origine de ses ennuis judiciaires.

La Société générale est connue dans le monde comme un faussaire, un manipulateur, a-t-il lancé.

Contactée en mai par l’AFP, la Société générale avait expliqué ne pas avoir de commentaires à faire « dans une affaire où nous ne sommes pas partie et qui semble résulter des relations entre Me Eyoum et l’Etat camerounais. »

Les conseils du Cameroun à la Cour suprême, le 28 mai dernier, ont fait valoir le fait qu’« un avocat n’est pas fondé à recouvrer l’argent pour le compte de l’Etat ».

Il était reproché à Lydienne Eyoum d’avoir fait virer l’argent récupéré à la SGBC dans son compte personnel. L’ex ministre des Finances, Polycarpe Abah Abah, qui lui avait délivré le pourvoi spécial pour saisir les sommes querellées, avait été quant à lui acquitté par le TCS.

Me Lydienne Yen Eyoum
AFP)/n


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