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Covid-19 : Alice Nkom, Kah Walla et 18 autres femmes proposent au FMI de suspendre son aide au Cameroun

Elles viennent par ailleurs d’écrire à l’ONU pour solliciter une intervention à  l’Extrême-Nord, en proie au terrorisme contre Boko Haram,  et dans le Nord-Ouest et Sud-Ouest,  où une crise socio-politique fait rage depuis 2016.

Le rapport de la Chambre des comptes de la Cour suprême,  au sujet de la gestion des fonds Covid-19 alloués par le Fonds monétaire international (FMI), fait état de fraudes et de détournements de fonds massifs.  Alors que le pays s’apprête à soumettre ce mois de juin,  une demande au conseil d’administration du FMI pour bénéficier d’une nouvelle facilité élargie de crédit,  20 camerounaises expriment leur opposition.


Dans une correspondance adressée à l’institution de Bretten woods, elles suggèrent qu’aucun financement nouveau ne soit déboursé en faveur du Cameroun tant que les fonds Covid-19 n’ont été comptabilisés, et que le gouvernement n’a  pris des mesures pour une gestion responsable.

Les signataires de ces lettres ont pour noms : Me Alice Nkom, Henriette Ekwe, Bergelline Doumou, Hon Tomaino Ndam Njoya, Rebecca Enonchong, Monique Kwachou, Esther Omam, Sylvie Ndongmo, Cyrille Béchon, Elizabeth Nkwah, Bernadette Menga, Salome Boyoguino, Caroline Bih, Melany Kah, Judith Nwana, Rose Ndengue, Marie-Louise Eteki, Alice Sadio, Maximilienne Ngo Mbe et Kah Walla. Vingt femmes géographiquement représentatives de l’ensemble du pays,  issues du monde universitaire,  de la société civile et de l’arène politique.

En plus du FMI, elles ont saisi l’Organisation des nations unies (ONU) au sujet de la crise socio-politique qui secoue les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, et le terrorisme à l’Extrême-Nord. Elles invitent le Conseil de sécurité de l’ONU à prendre des mesures essentielles pour mettre fin à la crise.

Me Alice Nkom, Henriette Ekwe, Hon Tomaino Ndam Njoya, Rebecca Enonchong et les autres, plaident pour la libération des « prisonniers politiques, non violents arrêtés arbitrairement dans le cadre de lutte contre Boko Haram, la crise anglophone et les manifestations politiques au Cameroun ».  Elles  militent aussi pour le respect de la loi dans toutes les interactions entre les forces de l’ordre et la population dans les zones de conflit, l’arrêt des arrestations illégales ; l’amélioration de la situation humanitaire en permettant l’accès des organisations humanitaires aux zones de conflit et assurer leur sécurité lorsqu’elles fournissent des services ; le  respect des droits humains par l’Etat dans ses rapports avec les citoyens.

Ces préoccupations pourraient figurer dans le rapport du Secrétaire général de l’ONU sur la situation de  l’Afrique centrale,  à l’occasion du  Conseil de sécurité des Nations unies prévu le  7 juin 2021.



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