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Crise anglophone : calme relatif Ă  Buea et Ă  Bamenda

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Pour le moment, ces deux principales villes des régions du Sud-ouest et du Nord-ouest observent les restrictions de liberté instaurées par leurs autorités administratives.

Ce dimanche 01er octobre, la ville de Buea semble calme. Pour l’heure, les populations sont chez-elles et observent le couvre-feu, instaurĂ© par le gouverneur de la rĂ©gion, qui restera en vigueur jusqu’au lundi 02 octobre Ă  7h. Les Ă©glises, habituellement bondĂ©es les dimanches, sont fermĂ©es. Toutes les messes ont Ă©tĂ© dites samedi. Cependant, les militaires, gendarmes et policiers dĂ©ployĂ©s dans la ville restent sur le qui-vive. Les choses pourraient prendre une autre tournure Ă  n’importe quel moment.

En effet, les militants de la cause sĂ©cessionniste ont annoncĂ©, pour ce dimanche 01er octobre 2017, la proclamation de l’indĂ©pendance des deux rĂ©gions anglophones. Ils veulent quitter le Cameroun, crĂ©er et organiser leur propre pays. Pour le gouvernement camerounais, il n’en est pas question. D’oĂč les interdictions de manifestations publiques et l’instauration des couvre-feux dans les deux rĂ©gions, afin d’empĂȘcher les vellĂ©itĂ©s des sĂ©paratistes.

Dans le mĂȘme temps, certaines informations annoncent des protestations Ă   Mutenguene, ville situĂ©e Ă  environ 12 kilomĂštres de Buea. Les populations seraient actuellement dans la rue et auraient l’intention de marcher jusqu’à la ville de Buea. Aucun affrontement avec la police n’a encore Ă©tĂ© signalĂ©.

Bamenda


A Bamenda, il rĂšgne aussi une certaine tranquillitĂ©. Les populations de la ville savent pertinemment que ce calme est prĂ©caire. Dans les rues, les forces de dĂ©fense, de sĂ©curitĂ© et de maintien de l’ordre effectuent des patrouilles en permanence.

Entre jeudi et vendredi derniers, de nombreuses familles ont quittĂ© la ville pour trouver refuge dans la rĂ©gion voisine de l’Ouest. ContactĂ© par Journalducameroun.com, un enseignant en poste Ă  Bamenda a affirmĂ© n’avoir pas quittĂ© la ville. En revanche, il a dĂ©mĂ©nagĂ© sans crier gare aprĂšs  les manifestations du vendredi 22 septembre. « Il fallait que je mette ma famille en sĂ©curitĂ©. Dans le quartier que j’habite dĂ©sormais, je pense que nous ne courons pas de grand danger. Les manifestations arrivent rarement jusqu’ici », rassure-t-il.

Pour ce qui est de la journĂ©e de  demain lundi, l’enseignant n’est pas sĂ»r de pouvoir reprendre le chemin de l’école. « Je vais d’abord observer le dĂ©roulement de cette semaine Ă  la maison. On ne sait pas vers oĂč cette situation va nous mener. On espĂšre vraiment que les choses vont se calmer et reprendre leur cours normal », souhaite l’enseignant.

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