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Crise anglophone: la localité de Bali contrôlée par des séparatistes

Des séparatistes (c). Droits réservés

Les séparatistes armés y exercent une emprise sur les populations qu’ils maintiennent dans un climat de peur, n’hésitant pas à recourir à la violence, dénonce Human Rights Watch.

Human Rights Watch remet à l’ordre du jour l’emprise des séparatistes armés sur certaines zones dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest en crise.

Dans une note destinée à dénoncer la torture de civils et l’occupation d’écoles, l’organisation a mis en exergue une réalité souvent ignorée en rapport avec les conflits qui opposent l’armée et les combattants sécessionnistes dans la zone anglophone. Le texte publié sur le site Human Rights Watch (HRW) révèle que Bali, localité située non loin de Bamenda, est sous le contrôle des groupes armés.

Sur place, «la situation n’est plus tenable», souligne l’Ong.

«Depuis que la crise s’est aggravée, les séparatistes armés ont utilisé comme bases des écoles et leurs environs, y installant des combattants, y stockant des armes et y retenant des otages. Les séparatistes ont bouleversé les conditions d’existence dans les zones qu’ils contrôlent en y imposant des grèves.»

Wum, autre localité du Nord-Ouest, est aussi contrôlée par les milices séparatistes, rappelle HRW. Celles-ci contrôlent les routes et profitent pour dépouiller des voyageurs. Selon des informations détenues par Journalducameroun.com, le trafic entre Wum et Bamenda reste paralysé depuis 2017 et ce n’est que la semaine dernière qu’un véhicule de transport commun a pu, pour la première fois, rallier les deux villes.

 

Des villages déserts pris comme base

Les violences vont crescendo dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest depuis le 01er octobre 2017, causant le déracinement de presque un demi-million de personnes à ce jour. Selon des sources sécuritaires contactées, les villages déserts ont souvent été investis par des séparatistes armés qui y établissent leurs bases. Les départements du Ndian et de la Mémé, dans le Sud-Ouest, sont en proie à une forte recrudescence de l’insécurité depuis 2018 du fait de l’emprise des sécessionnistes. Les localités d’Ekondo-Titi, Mundemba, Isanguele et Kumba sont fortement été impactées par cette situation.



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