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Crise anglophone : incident à la frontière avec le Nigeria à Ekok

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La tension est montée d’un cran entre les forces camerounaises et les citoyens nigérians à la frontière d’Ekok, en raison de la fermeture de la frontière.

La frontière entre le Cameroun et le Nigeria a été fermée mercredi au niveau d’Ekok dans le Sud-Ouest. Selon des témoins, un blindé camerounais a été positionné au niveau du pont qui sépare les deux pays pour contrôler les déplacements. Cette situation a entraîné des tensions avec la communauté nigériane, qui s’insurge contre cet acte des forces de défense camerounaises.

Lawrence Asukwo, le chef du poste de frontière d’Ikom, côté nigérian, parle d’un acte de guerre des soldats camerounais. « Ils ne peuvent pas amener un véhicule de combat près du pont, c’est très mauvais, c’est un acte de guerre. Il y a des soldats sur le pont, or les lois internationales interdisent les opérations armées sur ce pont (…)Un nigérian meurt ici et vous verrez les conséquences », affirme-t-il dans une vidéo diffusée sur Internet.

Le 31 janvier dernier, les Nigérians ont alerté des soldats camerounais qui ont traversé la frontière pour pourchasser des combattants séparatistes. Selon les médias de ce pays, ce sont environ 80 gendarmes qui auraient pénétré leur territoire pour combattre les militants séparatistes.

Le gouvernement nigérian a, à plusieurs reprises, assuré les autorités de Yaoundé de son soutien dans la lutte contre les sécessionnistes. Un soutien qui s’est traduit par l’extradition du président autoproclamé de l’Ambazonie, Sisiku Ayuk Tabe, et d’autres leaders anglophones, interpellés sur le sol nigérian alors qu’ils s’apprêtaient à tenir une réunion dans un hôtel.

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