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Crise anglophone : l’Onu envisage la surveillance à distance du Cameroun

Selon le HCDH, cette solution leur permettra de vérifier les différentes allégations relatives aux violations attribuées aux soldats camerounais.

Le Haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme (Hcdh) est résolu à observer le comportement des militaires déployés dans les régions anglophones du Cameroun et à l’Extrême-Nord. Dans une note publiée mercredi sur son site, ladite instance fait savoir qu’elle explorera toutes les options qui s’offrent à elle «  y compris la surveillance à distance » .

Cette mesure permettra au Hcdh de contourner l’interdiction d’accès aux régions anglophones opposées par le gouvernement camerounais à l’instance pour vérifier les allégations de violation des droits de l’Homme et d’abus portées contre les militaires et les combattants séparatistes.

« Les rapports font état d’enlèvements, d’assassinats ciblés contre la police et les autorités locales, de destructions d’écoles par des éléments armés.  Les rapports révèlent aussi que les forces gouvernementales seraient responsable de tueries, d’usage excessif de la force, d’incendie de maisons, de détentions arbitraires et de torture« , souligne la note.

Du point de vue du Haut commissaire de l’Onu aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, les mesures lourdement répressives privilégiées par le gouvernement pour riposter aux attaques des bandes armées ne peut qu’aggraver la situation des civils pris à partie dans le conflit. Car selon lui, les allégations de violation de Droits de l’Homme et l’exécution de deux femmes et deux enfants en bas âges soupçonnées d’appartenir à Boko Haram ne sont pas des « cas isolés« .

 

 

 

 

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