Politique › Sécurité

Insécurité : près de 200 personnes interpellées à Douala

Des opérations spéciales menées par la police et la gendarmerie nationale visent à empêcher l’expansion des sécessionnistes dans la capitale économique.

Mercredi 11 juillet 2018, des policiers en patrouille ont interpellé 48 personnes au quartier Mboppi et 46 autres au quartier Bonabéri à Douala. Les mises en cause, soupçonnées d’avoir perpétré des agressions et des viols dans ces parties de la capitale économique, ont été placées en garde à vue dans les cellules de la Direction régionale de la police judiciaire du Littoral (Drpjl) et du Groupement mobile d’intervention (Gmi) n°2.

Pendant la descente des forces de l’ordre mercredi autour de 18h30 à Mboppi, les suspects se livraient à une partie de jeux de cartes, apprend-on. «Ces arrestations ont été réalisées grâce aux multiples dénonciations des habitants de la ville », a confié un policier. Il fait savoir que ce type d’opération est mené depuis plusieurs semaines déjà dans la capitale économique.

L’objectif de ces descentes régulières des forces de l’ordre dans les « zones criminogènes », à en croire une source sécuritaire, vise à empêcher l’expansion des sécessionnistes à Douala, ville située à quelques kilomètres de la frontière avec le Sud-ouest. Une région qui connait des attaques répétées d’hommes armées se réclamant de la nation virtuelle de l’Ambazonie.

Près de 200 interpellations

La veille, mardi 10 juillet 2018 autour de 4h, une opération similaire pilotée cette fois par le Groupement territorial de la gendarmerie a permis l’interpellation d’une centaine de personnes à Bonabéri, au quartier Ndobo, à la sortie Ouest de la ville. Ce qui porte à près de 200 le nombre de personnes arrêtées ces 48 dernières heures.

Les motifs des interpellations de Bonabéri sont notamment le défaut de Carte nationale d’identité (Cni), ainsi que la détention et la consommation de stupéfiants. Cependant, seuls les jeunes interpellés pour détention et consommation de stupéfiants ont été maintenus dans les cellules de la Brigade de recherche de Bonabéri 1. Les personnes dont les proches ont rapporté leur Cni ayant été relaxées sur présentation dudit document.

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