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Crise anglophone : près de 5000 emplois menacés à la CDC

La direction de cette entreprise a tenu une réunion de crise le 8 juin dernier avec des représentants du personnel et des syndicalistes.

La Cameroon Development Corporation (CDC) est dans la tourmente. Pas moins de cinq mille travailleurs de cette entreprise pourraient perdre leur emploi, si la crise qui secoue les deux régions anglophones du Cameroun persiste, a déclaré la direction de la société. C’était au cours d’une réunion tenue avec des représentants du personnel et des syndicalistes, où l’état de l’entreprise a été présenté et des propositions ont été faites pour mettre en garde contre les effets négatifs de la crise actuelle.

«L’année 2017 n’a pas été bonne pour la société. 2018 a commencé avec des lueurs d’espoir dans le segment Banane ainsi qu’une amélioration dans le segment huile de palme », a déclaré le directeur général de la CDC, Franklin Njie. Malgré cette embellie, la situation pourrait être pire dans un avenir proche si la crise persiste, surtout dans la région du Sud-Ouest, où la CDC opère principalement. «Neuf champs, à savoir Boa, Moulin Illoani, Illoani, Mbonge, Mukonje, Malende, Mungo, Meanja, et Tombel ne sont pas opérationnels. Il n’y a aucune garantie de vente d’huile de palme l’année prochaine. Illoani est à production nulle depuis le mois d’avril. Mondoni fonctionne partiellement, et la sécurité des travailleurs est une préoccupation majeure », a-t-il ajouté.

Toutes choses qui impactent sérieusement les finances de la CDC avec des répercussions imminentes sur les revenus des employés. Car, comme l’a expliqué le directeur général de la compagnie, les salaires du personnel devraient subir des réductions prévues par la loi si la crise persiste.

«À partir de juin 2018, les travailleurs des différents champs en crise devraient être payés à hauteur de 50% de leurs salaires. Si la situation persiste, elle baissera à 40% en juillet, 35% en août, 30% en septembre et après six mois, ces travailleurs seront licenciés », a expliqué le directeur général.

Un comité a, par la suite, été formé par les représentants du personnel pour formuler leurs griefs et les présenter aux responsables appropriés.

En rappel, la CDC est le premier employeur du Cameroun après l’Etat, avec près de 22.000 employés. L’entreprise produit de la banane, de l’huile de palme, du caoutchouc, du thé et quelques cultures plus marginales. Ses plantations sont situées dans le Sud-ouest du Cameroun, tout autour des collines fertiles du mont du même nom.

 

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