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Crise anglophone : le président de la République instruit le contrôle des véhicules administratifs et militaires

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Cette consigne est contenue dans un message porté du délégué général à la Sûreté nationale datant du 30 mai 2018.

La crise qui secoue les régions anglophones du Cameroun depuis bientôt deux ans ne renvoie pas des signaux rassurants. Les affrontements, prises d’otages et incendies des bâtiments publics se multiplient. Ces violences ont de sérieuses conséquences sur les populations qui, prises entre deux feux, choisissent de quitter leurs terres pour trouver refuge dans d’autres villes du pays ou dans les forêts du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

La réponse apportée par le gouvernement ne semble pas apaiser les militants de la cause séparatiste. Des morts se comptent par dizaines, autant du côté des sécessionnistes que des militaires, gendarmes et policiers.

Les autorités camerounaises admettent volontiers que la situation n’est pas des plus calmes. Le 30 mai dernier, le délégué général à la Sûreté nationale a adressé un message porté à tous ses délégués régionaux. En substance, Martin Mbarga Nguele demande à ses collaborateurs installés dans les dix régions du pays de renforcer les mesures de sécurité sur leurs territoires de compétence.

Aussi, sur « très hautes instructions du chef de l’Etat », les délégués régionaux doivent s’assurer du renforcement, « sans tracasseries inutiles », du dispositif de contrôle  de circulation routière, véhicules administratifs et militaires y compris. Aussi, les policiers ont pour consigne de « vérifier systématiquement les dossiers des voitures, identifier de manière efficiente leurs occupants et rendre promptement compte tout fait digne d’intérêt ».

Notons que jusqu’ici, les véhicules administratifs et militaires n’étaient pas sujets aux contrôles routiers. Cette mesure semble indiquer que plus personne n’est au-dessus de tout soupçon.

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