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Crise anglophone: Refugees International accuse le gouvernement de déni

Crise anglophone, des propositions pour en finir (c) droits réservés

Dans un rapport publié ce 29 mai, l’organisme reproche à Yaoundé de minimiser le conflit dans les régions anglophones et d’entraver l’intervention des organisations humanitaires dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Les chiffres contenus dans le rapport de Refugees International sont alarmants. «1,3 million de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire, 530 000 personnes déplacées au sein de la population anglophone au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, environ 40 écoles détruites dans les régions anglophones, 42 500 enfants n’ont pas eu un accès continu à l’éducation au cours des trois dernières années».

Des statistiques qui selon l’organisme humanitaire indépendant sont niées par le pouvoir en place. «Les autorités camerounaises nient la gravité du déplacement et les besoins humanitaires. Pire, l’armée tout comme les séparatistes restreignent sévèrement la liberté de circulation, empêchant les populations locales d’accéder à leurs terres et à des services de base. Les deux (armée et séparatistes Ndlr) ont également pris des mesures visant à limiter l’accès des travailleurs humanitaires aux populations touchées par le conflit.»

Le rapport intitulé  » Déni de crise au Cameroun : Le refus du gouvernement de reconnaître la souffrance dans le NOSO dissuade les donateurs » revient sur la guerre des chiffres entre le gouvernement et les Ong depuis le début de la crise «le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a déclaré que les Ong gonflaient les chiffres et faisaient la promotion de « fausses informations ». Le gouvernement prétend à tort qu’on enregistre seulement 152 000 déplacés dans le pays. L’Onu parle d’au moins 530 000 personnes».

A lire aussi: Crise anglophone: la guerre des chiffres entre le gouvernement et les Ong

L’Organisme accuse le régime de minimiser le nombre de personnes ayant besoin d’assistance humanitaire, d’entraver les missions des humanitaires et décourager les potentiels donateurs. Mais de vouloir imposer un plan d’assistance humanitaire «contraires aux principes humanitaires».

Une attitude constante selon Refugees International dont une équipe enquêtant sur la réponse humanitaire à la crise actuelle dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest en mars et avril 2019 s’est vu refouler par les autorités camerounaises.

L’Etat du Cameroun, tout comme les groupes séparatistes sont alors appelés à respecter les principes d droit international humanitaire. A ce propos, l’Organisme estime que le secrétaire général de l’Onu devrait «planifier une visite au Cameroun. Cette visite pourrait augmenter la visibilité globale de la crise, mobiliser le soutien des donateurs et faire pression sur le Président Biya pour garantir un accès humanitaire sans entrave».


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