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Crise anglophone : des soldats de l’infanterie du gĂ©nĂ©ral Elokobi blessĂ©s Ă  Kembong

C’est le bilan des violents affrontements qui ont eu lieux entre les forces de dĂ©fense et des militants non identifiĂ©s.

Au moins deux soldats de l’infanterie armĂ©e dirigĂ©e par le gĂ©nĂ©ral Daniel Elokobi ont Ă©tĂ© blessĂ©s le mardi 4 dĂ©cembre dernier, dans des affrontements avec des militants Ă  Kembong, dĂ©partement de la Manyu. Les Ă©vĂ©nements se sont produits aux premiĂšres heures de la matinĂ©e, alors que les militaires Ă©taient en faction dans la rĂ©gion. Il n’y aurait eu aucune victime du cĂŽtĂ© des belligĂ©rants. Les militaires blessĂ©s ont Ă©tĂ© transportĂ©s Ă  un centre de santĂ© au quartier gĂ©nĂ©ral de la division de Mamfe, oĂč ils sont soignĂ©s.

Selon des indiscrĂ©tions, le gĂ©nĂ©ral Daniel Elokobi Njock, originaire du dĂ©partement de la Manyu, dirigerait depuis le samedi 2 dĂ©cembre, un contingent de militaires armĂ©es dĂ©pĂȘchĂ© en renfort afin de « mettre hors d’état de nuire » les «sĂ©cessionnistes» et les «terroristes» des zones anglophones. Cette descente est intervenue 48 heures aprĂšs le discours du prĂ©sident Paul Biya sur le sujet, et 24 heures aprĂšs la rĂ©union de sĂ©curitĂ© du ministre de la DĂ©fense Joseph Beti Assomo.


La prĂ©sence de ces troupes armĂ©es dans ce dĂ©partement a provoquĂ© le dĂ©part de certains habitants, qui sont allĂ©s chercher refuge au Nigeria voisin, de peur de subir la violence et la brutalitĂ© des forces de l‘ordre ou de dĂ©fense. On estime Ă  10.000, le nombre de citoyens ayant quittĂ© le dĂ©partement de la Manyu en 48 heures, pour rejoindre l’Etat de Cross River. Ce chiffre s’ajoute aux 40 000 autres rĂ©fugiĂ©s qui sont dĂ©jĂ  hĂ©bergĂ©s au Nigeria.

 

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