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Crise anglophone : week-end sanglant dans le Nord-Ouest

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Au moins deux gendarmes et près d’une dizaine de combattants sécessionnistes ont été tués vendredi à Wum, dans la Menchum, au cours d’affrontements armés.

La région anglophone du Nord-Ouest a connu un nouveau week-end de violence, avec des affrontements entre forces de défense et sécessionnistes dans la localité de Zhoa, à 20 km de la ville de Wum. De source locale, des assaillants ont attaqué le poste de gendarmerie de Zhoa par surprise. Il s’en est suivi des échanges de coups de feu entre les sécessionnistes et les 9 gendarmes en faction.

L’attaque aurait particulièrement duré, car les militants sécessionnistes avaient pris le soin de barricader l’axe menant à ce village, rendant difficile l’arrivée des renforts. A la fin des combats, les sécessionnistes ont tout d’abord affirmé avoir tué les neuf gendarmes. Des allégations rapidement démenties par l’armée camerounaise, qui affirme que seuls deux gendarmes ont été tués.

Par la voix de son porte-parole, le colonel Didier Badjeck, l’armée révèle également avoir « neutralisé 12 sécessionnistes ». Dans la foulée, neuf ambazoniens auraient également été tués à Bafmen, et 10 autres neutralisés dans les villages de Bekora et Lipenja. Parmi le butin de guerre récupéré par les soldats camerounais, on dénombre entre autres des armes de chasse, des bouteilles de gris-gris, des drapeaux ambazoniens et des cartes nationales d’identité camerounaises.

Les militaires et gendarmes blessés ont été conduits dans des formations hospitalières de la région.

Le butin de guerre des soldats camerounais

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